Le parquet du Limbourg (photo) a ouvert une enquête sur deux cas éventuels de meurtres par empoisonnement au méthanol. Il s’agit de deux dossiers séparés. Le premier concerne la mort d’un homme de 42 ans à Borgloon, il y a deux ans. Le second porte sur le décès d’une femme originaire du Limbourg occidental.
Deux décès inhabituels au Limbourg ressemblent à des meurtres par empoisonnement
L’un des deux possibles meurtres au méthanol s’est produit en octobre 2023 dans la commune de Borgloon. Le corps sans vie d’un homme de 42 ans y avait été découvert par son épouse dans leur habitation. Elle a appelé les services de secours, mais ils n’ont pu ramener l’homme à la vie. L’enquête post-mortem avait révélé une quantité anormale de méthanol dans le corps de la victime.
Au printemps dernier, la veuve de 28 ans était arrêtée, suspectée d’avoir empoisonné son mari. Elle a passé un certain temps en prison, avant d’être libérée sous conditions. Comme elle ne respectait pas celles-ci, la femme était renvoyée en prison. Ce mardi, elle a pu quitter la prison, avec un bracelet au pied. Elle continue à nier toute implication dans le décès de son époux.
Le deuxième cas de décès à l’étude concerne une femme originaire du Limbourg occidental. Le suspect est un homme de 51 ans. Il séjourne actuellement en prison pour d’autres faits. Dans cette affaire, une femme a également été interrogée, soupçonnée de complicité.
Le méthanol est utilisé, notamment, comme antigel et comme combustible pour les brûleurs à fondue. C'est un produit hautement toxique, prévient le Centre antipoison . Au début, les victimes qui ont ingéré le produit semblent intoxiquées, étourdies, souffrent de troubles de l'équilibre ou sont confuses.
Mais 18 à 24 heures plus tard, le méthanol se transforme en composés encore plus toxiques dans l'organisme, provoquant des symptômes tels que des maux de tête, nausées et vomissements, des douleurs abdominales et une cécité. Dans les cas graves d'intoxication au méthanol, la mort peut survenir.
