Le gouvernement flamand s'est accordé ce vendredi sur les prix de référence des ordinateurs portables scolaires. Les écoles pourront compter sur une somme oscillant entre 250 et 575 euros, en fonction du type d'appareil. La semaine dernière il était encore question de prix allant de 600 à 700 euros, mais Vooruit a estimé ces montants excessifs. Des amendes sont aussi envisagées pour les écoles qui choisiraient des laptops trop chers.
Le gouvernement flamand a fixé des prix de référence pour les laptops des écoliers, des amendes ne sont pas exclues
La ministre flamande de l'Enseignement, Zuhal Demir, avait mis un terme à la politique du gouvernement précédent qui prévoyait d'équiper chaque élève gratuitement d'un "laptop". Le nouveau "Digiplan" prévoit de revenir davantage à une infrastructure informatique commune. D’autant plus que l'ordinateur portable promis à chaque écolier ne s'est pas toujours avéré réellement gratuit.
La Cour des comptes a ainsi constaté que 70 % des parents devaient payer une contribution annuelle pouvant atteindre 150 euros. Certaines écoles demandent même davantage. Un système de prix de référence sera donc mis en place. Ces prix, qui seront communiqués aux écoles, sont maintenant connus.
Pour un ordinateur portable économique, il faut compter environ 250 euros, pour un Google Chromebook environ 275 euros, pour un iPad Apple environ 475 euros et pour un ordinateur portable Windows à peu près 575 euros. Les prix incluent l'appareil et l'entretien qui pourront être imputés sur les subventions annuelles. Pour le Chromebook Google couramment utilisé, dont la durée de vie prévue est de quatre ans, cela représenterait par exemple 69 euros par an.
Des sanctions à la clef
Les écoles qui dépasseraient ce prix de référence risqueront une sanction: le remboursement d'une partie de leurs subventions, majoré d'une amende pouvant atteindre 20 % du montant.
Un budget de 337 millions d'euros sur deux ans est prévu par le gouvernement flamand. Les écoles qui respecteront les prix de référence recevront un soutien financier pour leur développement numérique. Elles pourront par exemple utiliser cet argent pour des salles d’ordinateurs, pour un service d’emprunt ou pour donner aux familles plus démunies une plus grande réduction de prix sur les laptops.
"Nous mettons tout en œuvre pour que la numérisation reste aussi abordable que possible", explique la ministre Demir. "Nous veillons à ce que les parents constatent le moins de différence possible sur leurs factures scolaires habituelles. Outre les réductions que nous proposons, nous permettons également aux écoles et aux parents de contester les prix abusifs".
Les établissements scolaires devront indiquer clairement dans leur règlement intérieur le prix d'un ordinateur portable, les frais de maintenance, les éventuelles corrections sociales et les modalités de réclamation en cas de non-respect des prix de référence. Ils devront également démontrer qu'ils ont demandé et comparé différents devis.
