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Le ministre de la Défense Theo Francken

Theo Francken: "Les Belges ont participé à la destruction de drones russes en Pologne"

Des militaires belges ont prêté main forte à l'opération contre les drones russes qui ont pénétré dans l'espace aérien de la Pologne cette semaine. Ils ont participé à l'approvisionnement en vol des F-35 déployés pour intercepter les drones, a déclaré ce jeudi le ministre de la Défense Theo Francken (photo), au micro de Radio 1 (VRT).

Anne François Belga
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Dans la nuit de mardi à mercredi, 19 drones russes ont survolé la Pologne. Des F-16 polonais et des F-35 néerlandais ont été déployés, ainsi qu'un avion radar italien et un avion ravitailleur Airbus A330 MRTT. Ce dernier appareil fait partie d'une flotte multinationale à laquelle participe la Belgique. À son bord, se trouvaient deux soldats belges, a précisé Theo Francken sur X.

Le ministre belge de la Défense voit dans cette incursion un "test" mené par la Russie. Seule une minorité des drones a été abattue mais il y a bel et bien eu une réaction de l'Otan, a-t-il fait remarquer. Selon Francken, s'il s'était réellement agi d'une attaque surprise, jusqu'à 2.000 drones auraient pu être lancés et une riposte y compris militaire des Alliés aurait été immédiate.

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (archives)

Interrogé sur la Première (RTBF), le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a lui aussi qualifié de "stress test" cette incursion russe dans l'espace de l'Otan. Le chef de la diplomatie belge appelle à garder la tête froide. Il n'est pas question d'activer l'article 5 du traité de l'Alliance atlantique, qui consacre le principe de défense collective et mutuelle. La Pologne a demandé en revanche de mettre en œuvre en urgence l'article 4, c'est-à-dire celui qui prévoit une consultation entre pays alliés dès lors que l'un d'eux s'estime menacé.

"Il faut éviter de répondre par la surenchère", estime Maxime Prévot. "On n'est pas dans l'activation de l'article 5 qui nécessite qu'une agression jugée comme telle par tous les pays de l'Otan implique une réaction collective. On est attentif à ne pas tomber dans le piège du président Poutine qui voudrait que les forces occidentales se mettent dans un mode guerrier contre Moscou, ce qui accentuerait encore son narratif victimaire".

Cet incident illustre aux yeux du chef de file des Engagés la nécessité d'investir dans la Défense à l'heure où l'effort en faveur de l'Ukraine suscite la "lassitude" de certains citoyens. "C'est illustratif du fait que ce conflit est un enjeu de sécurité pour l'ensemble de l'Europe", affirmait Prévot.

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