La manifestation en soutien aux Palestiniens dans la bande de Gaza a rassemblé 70.000 manifestants dimanche après-midi à Bruxelles (photo), d’après la police. Les organisateurs parlent quant à eux de 110.000 personnes. Ce sont les mêmes chiffres de part et d’autres que ceux qui avaient été annoncés après la manifestation du 15 juin dernier à Bruxelles, qui s’était également élevée contre la politique du gouvernement israélien. Une centaine d'organisations et ONG étaient à l'initiative de l'événement, parmi lesquels le CNCD-11.11.11, le collectif palestinien Beitna, les syndicats socialiste et chrétien, Solidaris et l'Union des Juifs Progressistes de Belgique.
Entre 70.000 et 110.000 participants à la deuxième manifestation à Bruxelles pour Gaza
La marche "Une ligne rouge pour Gaza" a débuté par un rassemblement à la gare du Nord, où plusieurs discours ont été prononcés. Ensuite, les manifestants se sont dirigés vers la place Jean Rey, près des institutions européennes. Les participants à la marche étaient vêtus de rouge, et beaucoup avaient également apporté une carte rouge. Ils voulaient ainsi dénoncer la "responsabilité" du gouvernement fédéral belge et de l'Union européenne.
Malgré l'accord conclu lundi dernier au sein des gouvernements fédéral et flamand sur des sanctions envers Israël et un processus de reconnaissance d’un Etat palestinien lié à des conditions, les organisations participantes exigent d'autres mesures. Selon les manifestants, l'Union européenne et ses États membres doivent faire front commun contre "le plan israélo-américain d'épuration ethnique de Gaza".
"Bien que le gouvernement fédéral ait finalement décidé de prendre des mesures nationales contre Israël, celles-ci sont encore loin de répondre à toutes les obligations de la Belgique", déclarait Gregory Mauzé, porte-parole de l'Association belgo-palestinienne (ABP). "Ce sont de petits pas dans la bonne direction, qui doivent être concrétisés au plus vite. Ils ne suffisent pas à mettre fin à la complicité de notre pays dans le génocide. De plus, la Belgique doit exiger que l'Union européenne impose des sanctions contre Israël."
Alors que la coalition Arizona a annoncé le 2 septembre un paquet de mesures pour mettre fin à l'impunité d'Israël, les manifestants ont exigé leur mise en œuvre rapide et intégrale, tout en appelant à aller plus loin. "La pression des citoyens et de la société civile a enfin permis de faire bouger les lignes et forcé le gouvernement à sortir de son attentisme coupable, mais les mesures annoncées sont encore loin de répondre à nos obligations au regard du droit international", soulignait Gregory Mauzé.
"Après près de deux ans de génocide et 76 ans d'occupation illégale de la Palestine par Israël, la Belgique ne peut plus se cacher derrière des promesses vides. Le droit international et national exige que la Belgique mette fin à sa complicité. Des sanctions immédiates et la résiliation de tous les accords belges et européens avec Israël ne sont pas une question de choix : elles constituent une obligation légale et morale. Le fait de ne pas agir entachera de façon irréversible la réputation et la conscience de la Belgique", estime pour sa part l'organisation palestinienne Beitna.


