L'organisation pour le développement rural Rurant a lancé un projet pilote de drones semeurs à Heist-op-den-Berg, dans la province d'Anvers. Les appareils sèment depuis les airs sur des champs qui sont, par exemple trop humides pour être travaillés par de lourdes machines. La technique pourrait notamment représenter une solution pour la culture du maïs, en semant des engrais verts sans appauvrir le sol.
A Heist-op-den-Berg, des agriculteurs testent des drones qui permettent de semer avant la récolte précédente
Le projet pilote est baptisé "Land-Lab" et ne se limite pas à une petite parcelle d'essai. "Plusieurs agriculteurs de la région y participent, ce qui permet de tester immédiatement la méthode sur différents types de sols et sur des surfaces plus importantes", expliquent les responsables. "Aujourd'hui, pas moins de 10 hectares ont été ensemencés : un pas important vers l'agriculture du futur."
Rurant cite ce projet pilote comme un exemple d'agriculture plus durable et mieux préparée pour l'avenir, car cette technologie est également bénéfique pour l'environnement. "L'un des défis de la culture du maïs est le lessivage des précieux nutriments à l'automne", précise l'organisation Rurant.
"Souvent, ce problème est résolu en semant après la récolte une couverture végétale ou une culture dérobée, qui retient l'azote et protège le sol. Mais les conditions ne sont pas toujours idéales: parfois, la saison est trop avancée ou le sol est trop humide pour que les machines lourdes puissent accéder au champ. La technologie des drones offre une solution à ce problème." Concrètement, un drone sème un engrais vert alors que le maïs est encore dans les champs. Cela permet à la nouvelle culture de prendre une longueur d'avance pendant les dernières journées chaudes de l'automne.
"Le résultat donne un sol qui reste couvert en automne et en hiver, l'absorption de l'excès d'azote, plus de nourriture et de structure pour la vie du sol, une meilleure gestion de l'eau et moins d'érosion, ainsi qu'un coup de pouce à la biodiversité", détaille Rurant. "Pour les agriculteurs, cela signifie également moins de soucis, moins de dépendance à l'égard de la météo et surtout un moyen pratique de maintenir leurs terres en bonne santé."

