Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que son homologue belge Bart De Wever (N-VA) était "faible", après que la Belgique a annoncé son intention de reconnaître l'État de Palestinie lors de l'Assemblée générale de l'ONU. De son côté, le député N-VA Michael Freilich a pris la défense du Premier ministre fédéral.
Benjamin Netanyahu qualifie Bart De Wever de "dirigeant faible"
"Le Premier ministre belge est un dirigeant faible qui cherche à calmer le terrorisme islamiste en sacrifiant Israël. Il espère nourrir le crocodile terroriste avant qu'il ne dévore la Belgique. Israël (...) continuera de se défendre", a déclaré M. Netanyahu, selon ce communiqué.
Ce n'est pas la première fois que le Premier ministre israélien s'exprime de manière virulente à l'égard de dirigeants étrangers. Il l'a déjà fait auparavant avec le prédécesseur de Bart De Wever, Alexander De Croo, et plus récemment avec le Premier ministre australien Anthony Albanese.
Dans la nuit de lundi à mardi, le gouvernement fédéral est parvenu à un accord sur le dossier de Gaza. Les partis de l'Arizona ont validé une série de sanctions contre Israël ainsi qu'une reconnaissance conditionnelle de l'État de Palestine. Parmi les conditions figureraient notamment la libération de tous les otages et le désarmement complet, suivi de la dissolution du Hamas.
Michael Freilich prend la défense de Bart De Wever
De son côté le député N-VA Michael Freilich a pris la défense de Bart De Wever et de la position du gouvernement fédéral belge.
"Il est regrettable que les choses en soient arrivées là. Bart De Wever a toujours été un véritable ami du peuple juif et un défenseur constant du droit d'Israël à se défendre" écrit Michael Freilich sur le réseau social X.
"L'accord du gouvernement belge précise clairement que toute reconnaissance officielle de la Palestine est soumise à des conditions strictes – la libération de tous les otages et le démantèlement du Hamas –, qui sont exactement les mêmes objectifs que ceux poursuivis par le gouvernement Netanyahu. La Belgique n'opte donc pas pour une reconnaissance unilatérale à la française.
La Belgique reste, à mon avis, un allié indéfectible de tous ceux qui œuvrent pour la paix et une véritable coexistence".
La coupole flamande des organisations juives soutient les conditions de l'accord fédéral
La coupole flamande des organisations juives soutient les conditions posées par le gouvernement fédéral dans l'accord sur Gaza pour la reconnaissance de la Palestine. "À savoir: la libération de tous les otages, le retrait du Hamas en tant qu'organisation terroriste et la démilitarisation de la bande de Gaza", précise le Forum der Joodse Organisaties (FJO). "Ces exigences sont logiques et constructives."
Le FJO ne se dit donc pas fondamentalement opposé à l'accord gouvernemental. Il regrette toutefois que la Belgique et d'autres pays européens n'aient pas imposé ces conditions plus tôt, comme il le préconisait déjà il y a deux ans. "La guerre à Gaza aurait alors peut-être pu être évitée", estime-t-il dans une réaction transmise à Belga.
L'organisation déplore aussi qu'en Belgique, le conflit au Moyen-Orient ait conduit à "un amalgame indésirable entre la politique d'Israël et les Juifs de Belgique dans le débat public". "Cette confusion est trop souvent alimentée par des articles de presse trompeurs et des déclarations simplistes, y compris de la part de responsables politiques", souligne-t-elle. Le FJO rappelle par ailleurs les nombreuses victimes de l'attentat commis par le Hamas le 7 octobre 2023 (1.219 personnes côté israélien, NDLR.).
Enfin, le Forum salue l'attention particulière accordée par le gouvernement fédéral à la lutte contre l'antisémitisme ainsi qu'au renforcement de la sécurité de la communauté juive.
