Des moyens et du personnel supplémentaires vont être mobilisés pour installer plus rapidement des clôtures de protection contre les loups dans le nord de la province du Limbourg. La décision a été prise ce matin lors d’une réunion de crise consacrée à la problématique du loup.
La Flandre renforce les moyens pour protéger les élevages contre le loup dans le Limbourg
"La relation entre l’homme et l’animal suscite énormément de tensions. C’est pourquoi nous prenons ces mesures qui peuvent être mises en œuvre à court terme", explique Jo Brouns (CD&V), ministre flamand de l’Agriculture et de l’Environnement.
Cette réunion d’urgence, organisée à Oudsbergen à la demande des bourgmestres d’Oudsbergen et de Peer — communes situées dans la zone à risque — fait suite à une série d’attaques de loups dans la région. Plusieurs animaux, principalement des poneys, ont été tués. Le bilan s’élève actuellement à 11 poneys qui ont été tués.
Face à l’inquiétude croissante dans le nord-est du Limbourg, Jo Brouns a rencontré les bourgmestres concernés, le gouvernement provincial, des experts du loup ainsi que des habitants inquiets.
La question centrale que tentent de résoudre les différentes parties : comment cohabiter avec le loup ?
Avec un accent sur le mot cohabiter, car selon les responsables politiques, il n’est actuellement pas question de chasser l’animal. Les autorités locales et le ministre misent principalement sur les clôtures anti-loups.
"Nous apprécions énormément l’engagement des 300 bénévoles du Wolf Fencing Team. L’ambition est désormais de traiter toute demande de clôture anti-loups dans un délai d’une semaine", explique Jo Brouns.
"Nous allons y parvenir en renforçant le Wolf Fencing Team. Nous allons également soutenir les autorités locales qui souhaitent s’y investir. Par ailleurs, nous formerons des professionnels de l’installation de clôtures pour qu’ils puissent aussi poser des clôtures anti-loups."
L’efficacité des clôtures anti-loups est également soulignée par Diemer Vercayie du Wolf Fencing Team : "Nous avons déjà reçu 1.400 demandes et rendu plus de 700 clôtures résistantes aux loups. Les prairies que nous avons rendues wolfproof n’ont connu aucun cas de dégâts. Cela prouve qu’il est bien possible de cohabiter avec le loup, à condition de miser sur la prévention."
Les bourgmestres satisfaits de la réunion
Les bourgmestres présents se disent satisfaits de la réunion de crise. Parmi eux, Ilse Wevers (CD&V) d’Oudsbergen, qui avait, avec le bourgmestre de Peer, insisté pour obtenir cette rencontre.
"Je pense que les préoccupations de nos habitants, et surtout des éleveurs, ont été entendues. Nous avons convenu d’un certain nombre de mesures concrètes qui permettront de cohabiter avec le loup. C’est très important. Nous espérons que le calme reviendra rapidement."
Même son de cloche du côté de Peer, où le bourgmestre Steven Matheï (CD&V) se réjouit aussi : "Nous sommes contents d’avoir pu organiser cette concertation et définir des mesures concrètes. L’inquiétude n’a pas diminué ces dernières semaines, c’est pourquoi il est très important d’agir avec les moyens dont nous disposons."
