La Belgique a co-signé une lettre qui exhorte Israël à accorder immédiatement aux médias indépendants étrangers l'accès à la Bande de Gaza et la protection aux journalistes qui travaillent dans cette zone. C’est ce qu’ont annoncé les Affaires étrangères jeudi après-midi sur X.
La Belgique exhorte Israël à laisser les médias étrangers accéder à la Bande de Gaza
Le courrier émane de la "Media Freedom Coalition" (MFC), un partenariat associant plus de 50 pays qui plaident pour la liberté des médias et la sécurité des journalistes. Il est signé par 27 pays dont la Belgique, l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Royaume Uni.
"Les journalistes et les collaborateurs des médias jouent un rôle essentiel pour mettre en lumière la réalité dévastatrice de la guerre", disent-ils. "L'accès aux zones de conflit est essentiel pour remplir efficacement ce rôle. Nous nous opposons à toute tentative visant à restreindre la liberté de la presse et à empêcher l'entrée des journalistes pendant les conflits".
Le courrier appelle Israël et toutes les autres parties impliquées "à veiller à ce que tous les collaborateurs de médias à Gaza, en Israël, en Cisjordanie et à Jérusalem Est - qu'ils soient locaux ou étrangers - puissent accomplir leur travail librement et de manière sûre". "L'attaque délibérée de journalistes est inacceptable", ajoute la lettre.
La MFC appelle également à un cessez-le-feu immédiat, à la libération inconditionnelle des otages, à un accès sans entrave à l'aide humanitaire, et à une voie vers une solution à deux États, une paix et une sécurité durables. Les Affaires étrangères avaient aussi exhorté une nouvelle fois Israël à renoncer à son offensive sur la ville de Gaza.
21 pays condamnent le plan de colonisation en Cisjordanie
La Belgique a également condamné le plan majeur de colonisation en Cisjordanie occupée, approuvé mercredi par Israël, ensemble avec 20 autres pays, dont le Royaume-Uni et la France. "Nous condamnons cette décision et demandons avec la plus grande fermeté qu'elle soit immédiatement annulée", ont ajouté les ministres des Affaires étrangères de ces pays
.Maxime Prévot, chef de la diplomatie belge, a déclaré sur X s'opposer "fermement à la décision d'Israël", estimant que celle-ci "viole le droit international, menace la solution à deux États et risque d'alimenter l'instabilité et la violence". Le ministre a appelé Israël à "annuler ce plan, arrêter toute activité de colonisation conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l'Onu, et lever les restrictions sur les finances de l'Autorité palestinienne".
Le projet clé de construction de 3.400 logements en Cisjordanie occupée devrait couper ce territoire palestinien en deux, compromettant toute continuité territoriale d'un éventuel État palestinien.
