Depuis le 1er janvier, l'Agence flamande en charge de la Nature et des Forêts (ANB) a reçu 34 signalements d'attaques de loups sur des animaux. Sur la même période l'an passé, 29 attaques avaient été répertoriés. L'Agence appelle les éleveurs à protéger leurs animaux avec des clôtures résistantes aux loups.
Davantage d'attaques d'animaux par des loups signalées en Flandre cette année
D’après Jan Loos de l'organisation "Welkom Wolf" (Bienvenue le loup), cette augmentation du nombre d’attaques d’animaux était prévisible. La louve Naya qui se trouve dans la province du Limbourg a donné naissance à des louveteaux l'an dernier, qui doivent désormais se nourrir.
"Il s'agit principalement de cerfs ou de sangliers sauvages qui sont attaqués, mais les loups ne résistent parfois pas à une proie facile telle qu'un poney shetland, une chèvre ou un mouton", explique Jan Loos. Les personnes dont l'animal a été attaqué peuvent le signaler auprès de l'Agence flamande en charge de la Nature et des Forêts (ANB). L'agence prélève alors, dans la mesure du possible, un échantillon d’ADN dans les 24 heures pour déterminer si l'attaque a bien été perpétrée par un loup, explique-t-elle.
"La plupart des attaques se produisent parce que les clôtures ne sont pas à l'épreuve des loups", avance Frank Van Swalm de l'ANB. Par exemple, en province d'Anvers où vit un seul loup, les attaques sont plus nombreuses. Probablement parce que les investissements dans les protections sont moins importantes, estime l’Agence.
Pour expliquer cette hausse, Jan Loos pointe également du doigt la politique de chasse et le manque de vision à long terme des autorités. Selon lui, le nombre de proies naturelles pour les loups diminue, car la chasse des cerfs et sangliers est trop étendue.
