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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele en commission au Parlement flamand

Débat sur Gaza au Parlement flamand : le CD&V et Vooruit supplient d'agir, la N-VA veut attendre des mesures européennes

Tout comme la Chambre la semaine passée et le Parlement wallon ce mardi, le Parlement flamand a lui aussi réuni en urgence sa commission des Relations extérieures mardi pour se pencher sur la situation à Gaza. Le débat y a cependant ressemblé à celui à la Chambre. Le parti socialiste Vooruit et le parti démocrate-chrétien CD&V demandent que le gouvernement flamand se réunisse rapidement pour adopter une position plus ferme face à Israël, tandis que la N-VA, craignant une politique symbolique, freine le processus. Une tentative des partis d'opposition de semer davantage la division a échoué.
Anne François Belga
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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele répondait aux questions critiques des députés et a mis la commission des Relations extérieures en garde contre d’éventuelles mesures qui affecteraient davantage l'économie flamande qu'Israël, comme la fermeture temporaire du bureau de Flanders Investment & Trade (FIT) à Tel-Aviv. "Je veux examiner les mesures qui font réellement la différence, et qui ne nous font pas plus de mal qu'à eux", a déclaré le nationaliste flamand.

Dans la majorité, Vooruit et le CD&V ont à nouveau insisté pour que des mesures soient prises contre Israël. "Il est temps que nous fassions effectivement quelque chose. En tant que Flandre, nous sommes en retard. Nous vous demandons à nouveau quand le gouvernement flamand se réunisse pour prendre des décisions", a déclaré Kelly Van Tendeloo (Vooruit), faisant écho à la question posée par ses collègues du parti fédéral la semaine dernière à la Chambre. "Tout gouvernement a aujourd'hui le devoir moral d'intervenir. Le gouvernement flamand doit agir. Les mots ne suffisent plus depuis longtemps", a renchéri Kris Verduyckt, le chef de groupe socialiste au Parlement flamand.

Pour le CD&V, Gilles Bultinck a plaidé en faveur d'une "révision fondamentale de notre politique à l'égard d'Israël". Dans son viseur: les activités de FIT, l'agence qui aide les entreprises flamandes à faire des affaires à l'étranger. La fermeture temporaire du bureau de Tel-Aviv serait "un message clair", a-t-il estimé.

"C'est une décision que nous devrons prendre au sein du gouvernement", a répondu Matthias Diependaele, sans avancer de date pour cette discussion. La prochaine réunion de la commission des Relations extérieures du Parlement flamand est prévue le 2 septembre.

La N-VA se tourne avant tout vers l’UE

Le gouvernement flamand ne parvient pas à s’accorder sur des règles plus strictes concernant l'exportation et le transit d'armes vers Israël. Diependaele souligne que la Flandre est beaucoup plus stricte que la plupart des autres pays européens en matière de commerce d'armes, tandis que ses partenaires de coalition estiment qu'il existe encore trop de failles. "Nous devons suspendre tous les permis jusqu'à ce que le système soit suffisamment étanche pour qu'aucune exportation ne puisse potentiellement contribuer à l'industrie de défense israélienne", a déclaré Gilles Bultinck.

Matthias Diependaele suit la ligne défendue par la N-VA au niveau fédéral. "L'Union européenne est le levier le plus important de notre politique étrangère, surtout dans un conflit aussi complexe", expliquait le ministre-président. La Flandre s'efforce d'apporter son aide humanitaire à Gaza, a souligné Diependaele. Il a annoncé une subvention de 350.000 euros au Programme alimentaire mondial des Nations Unies.

Douloureux malentendu et consternation

La tension en commission est notamment montée entre la N-VA et Groen. Nadia Naji (Groen) a cité Anas al-Sharif, le journaliste palestinien assassiné récemment : "N’oubliez pas Gaza". Karolien Grosemans (N-VA) a alors réprimandé Naji pour sa "citation répréhensible de l’organisation terroriste Hamas".

Naji n’en croyait pas ses oreilles : "La N-VA est tellement inconsciente des morts à Gaza qu’elle a confondu le nom d’Anas avec celui du Hamas. La situation est très grave". Jos D’Haese (PVDA) s’en est mêlé : "Vous n’avez pas honte !" a-t-il crié à Grosemans.

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Un résumé de l'incident entre Groen et la N-VA

Jos D’Haese s’est ensuite tourné vers le CD&V et Vooruit. "Est-ce qu’on n’ira à nouveau pas plus loin que des communiqués de presse, des publications sur les réseaux sociaux et des vidéos fantaisistes, ou y aura-t-il des actions concrètes ?".

Les partis d’opposition Groen, PVDA (PTB) et Open VLD espéraient attiser encore davantage les tensions au sein du gouvernement par une résolution. Ils ont appelé Vooruit et le CD&V à voter en faveur de leur texte, demandant au gouvernement flamand de prendre de nouvelles mesures et au gouvernement fédéral de reconnaître la Palestine. Mais les partis de la majorité flamande ont empêché le vote.

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