La ministre flamande en charge de Bruxelles, Cieltje Van Achter, a lancé ce dimanche son "plan global néerlandais" (ToTaalplan Nederlands) pour la capitale, destiné à y améliorer la connaissance générale du néerlandais et donc à y renforcer la position de la langue de Vondel. Les compétences linguistiques des enfants et des jeunes doivent être améliorées, et des efforts seront également déployés pour améliorer les services bilingues. .
Cieltje Van Achter lance un plan global pour le néerlandais à Bruxelles : "Plus d'opportunités de pratiquer, dès le plus jeune âge"
Le plan global vise à réunir pour la première fois les initiatives existantes et nouvelles en matière de renforcement du néerlandais, dans trois domaines principaux : l’apprentissage du néerlandais dès le plus jeune âge, la multiplication des occasions de pratique de la langue et l’offre de services dans la capitale tant en néerlandais qu’en français (bilingues).
"L'objectif est de stimuler l'apprentissage, la pratique et l'usage pour chaque Bruxellois. Avec ce plan, je veux exploiter pleinement la puissance du néerlandais, à Bruxelles et pour notre capitale", déclarait dimanche la ministre Cieltje Van Achter. L'accent est d'abord mis sur une bonne connaissance du néerlandais chez les plus jeunes. Les enfants qui entrent tôt en contact avec le néerlandais ont plus de chances d'utiliser durablement la langue, souligne la ministre. "Un quart des enfants dans la capitale suivent l’enseignement en néerlandais, mais ne le parlent pas à la maison. En leur donnant davantage d’activités parascolaires et de hobbies en néerlandais, on leur donne plus de chances de pratiquer la langue".
Pour les Bruxellois, le néerlandais est en outre "la clé d'un avenir meilleur", qui ouvre aux adultes la voie vers l'emploi, la formation et l'intégration, souligne Van Achter. Il faut donc leur créer davantage d’opportunités pour pratiquer ce qu’ils ont appris. "Nous avons déjà un réseau flamand solide à Bruxelles. Nous allons voir comment mieux l’impliquer", souligne la ministre.
Parmi les initiatives existantes, il y a des campagnes dans les secteurs de l'hôtellerie et de la vente au détail pour rendre le néerlandais plus visible, mais aussi un projet pilote dans un hôpital pour améliorer le bilinguisme du personnel soignant. D’autre part, le service étudiant Brik mettra en relation des jeunes de la dernière année de l'enseignement secondaire avec des étudiants flamands à Bruxelles.
Il est également question de renforcer la collaboration entre les agences pour l'emploi flamande VDAB et bruxelloise Actiris, afin que davantage de Bruxellois puissent aller travailler en Flandre.
Une meilleure assistance en néerlandais
Un troisième pilier concerne l'usage du néerlandais par les autorités bruxelloises, les services d'aide et les services d'urgence. Les droits linguistiques sont souvent lettre morte, affirme la ministre. Le public néerlandophone y peine régulièrement à obtenir des explications en néerlandais plutôt qu’en français, et se voit souvent obligé de s’exprimer en français pour pouvoir être compris, même dans des situations d’urgence.
Cieltje Van Achter veut y remédier, notamment par une coopération ciblée. "Avec ce plan, nous misons sur une véritable chaîne linguistique. Dès la naissance et jusqu'à un âge avancé, il faut pouvoir bénéficier d'une offre qualitative en néerlandais. Il doit devenir évident que l'on puisse simplement pratiquer et utiliser le néerlandais à Bruxelles."
L'éducation joue également un rôle important. "Ainsi, le plan linguistique de la ministre de l'Éducation Zuhal Demir est intégré au nouveau Plan linguistique global". Des budgets sont également alloués aux sports et au bien-être, avec la contribution de la ministre Van Achter.
