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Une image prise par une caméra de surveillance montre le suspect se rendant à un distributeur de billets

Le suspect du meurtre du travailleur social gantois, un Syrien souffrant de problèmes psychologiques, placé sous mandat d'arrêt

L'homme de 38 ans suspecté d'avoir tué un collaborateur du CPAS de Gand, mercredi durant une visite à domicile dans le quartier défavorisé Nieuws Gent, a été placé sous mandat d'arrêt du chef d'assassinat, a indiqué jeudi le juge d'instruction en charge de l'affaire. Arrêté mercredi à la Porte de Bruges, à quelques kilomètres de son domicile, il se serait tu pendant sa première audition. Les visites à domicile du CPAS de Gand sont suspendues jusqu’à lundi et le personnel, en état de choc, reçoit un soutien psychologique.

Anne François Belga
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Le suspect de 38 ans comparaîtra le 19 août devant la chambre du conseil de Gand, qui décidera de la prolongation éventuelle de sa détention. L’homme d’origine syrienne réside dans l’appartement où le corps sans vie d’un travailleur du CPAS de Gand, âgé de 56 ans, a été retrouvé mercredi. Il serait décédé de coups de couteau. Une autopsie est en cours, mais l'examen externe du corps a révélé que l'homme avait été poignardé.

L'alerte avait été donnée par un collègue de la victime qui, ne le voyant pas revenir de sa tournée, a contacté la police. Les agents ont retrouvé le corps à l'adresse de sa dernière visite. Une enquête a été ouverte. Le suspect, qui n'était pas présent sur les lieux, a été arrêté dans le centre-ville après quelques recherches. Il se trouvait à la Brugse Poort, à quelques kilomètres de son logement, situé au deuxième étage de l’immeuble Milenka à Nieuw Gent.

Des images de surveillance (vidéo ci-dessous) montrent qu’il aurait retiré de l’argent à un distributeur de billets à proximité du beffroi, avant son arrestation.

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Des problèmes de santé mentale

Le suspect est un Syrien résidant dans notre pays depuis plusieurs années. Il n'est connu ni de la police ni de la justice, et il n'a aucun problème de drogue ni aucun autre problème similaire. Il souffre de troubles mentaux et aurait été admis à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique.

L’homme a été interrogé hier, mais selon les informations de VRT NWS, il a exercé son droit au silence. Il n'a donc pas fait de déclaration. Un panel d'experts sera désigné pour l'examiner. Une décision concernant son placement en détention sera prise mardi.

Des visites à domicile suspendues

La Ville de Gand va mettre en place une cellule d'aide psychologique pour l'ensemble des employés du CPAS, après l'assassinat. "Tout le monde est profondément bouleversé. Il est important que nos collaborateurs aient désormais le temps et l'espace pour digérer cet événement", a annoncé l'échevine du Progrès social, Astrid De Bruycker (Vooruit).

Les autorités communales ont décidé de fermer temporairement tous les services publics concernés afin que le personnel puisse participer aux différents moments de soutien et de partage. Une commémoration sera organisée au sein du service lundi prochain. Il n'a pas encore été décidé si elle sera également ouverte au public.

Selon Astrid De Bruycker, plusieurs mesures de sécurité sont déjà en vigueur pour les employés du CPAS. Certains bénéficiaires ne sont visités qu'en présence de la police, et un assistant social peut refuser d'effectuer une visite à domicile. Quant à savoir si ces visites devront désormais se dérouler systématiquement à deux, l'échevine estime qu'il est encore trop tôt pour trancher.

Une veillée pour la victime, devant le CPAS gantois

Les visites à domicile par des travailleurs sociaux sont également suspendues pour une semaine à Grimbergen (Brabant flamand), et ce avec effet immédiat, a indiqué l'Union des villes et communes flamandes (VVSG). "Les personnes pour lesquelles une visite à domicile était prévue seront informées personnellement", a indiqué Karlijne Van Bree, la bourgmestre faisant fonction de la commune située en périphérie de Bruxelles. "La demande émane des services eux-mêmes, où l'inquiétude est grande", a-t-elle précisé.

La VVSG a, de son côté, condamné les faits. "Cet incident tragique nous touche profondément et souligne le courage et le dévouement des travailleurs sociaux, prêts à aider chaque jour les personnes les plus vulnérables", commente-t-elle sur son site internet. Ces travailleurs "méritent respect et sécurité", poursuit la déclaration. "La violence à leur encontre est inacceptable et ne doit jamais être tolérée. Cela s'applique à tous ceux qui œuvrent pour la société : des travailleurs sociaux aux pompiers et aux policiers. Chaque professionnel doit pouvoir exercer son métier en toute sécurité, sans crainte d'agression."

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