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Une commission de la Chambre (archives)

La commission des Affaires étrangères de la Chambre se réunit en urgence à propos de Gaza

C'est ce jeudi que la commission des Affaires étrangères de la Chambre se réunit en urgence pour un échange de vues avec les ministres compétents sur Gaza, conformément à la décision prise fin juillet par sa présidente, Els Van Hoof. Cet après-midi, certains parlementaires fédéraux rentreront plus tôt que prévu de leurs vacances pour discuter de la situation à Gaza. Cela n'entraînera pas de changement dans la position de notre pays envers Israël. Cette décision appartient au gouvernement, mais le Premier ministre Bart De Wever ne convoque pas ses ministres pour le moment, au grand dam du CD&V, des Engagés et du Vooruit - trois des cinq partis de la coalition Arizona.

Anne François Belga
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Les Verts avaient été les premiers à demander que cette commission soit extraite de sa torpeur estivale pour évoquer la situation dans l'enclave palestinienne, soumise au feu israélien depuis près de deux ans. Les partis de la majorité CD&V et Vooruit s'étaient ensuite ralliés à cette demande, rejoints par la N-VA.

La réunion se tiendra par ailleurs sous l'œil critique de la société civile. Une manifestation permettra ainsi de suivre les débats en direct et d'en tenir informé le grand public. "Nous ne pouvons plus assister à ce spectacle infâme sans rien faire. Nous donnons donc rendez-vous ce jeudi, à partir de 12h30, pour un rassemblement à l'initiative de la société civile qui se tiendra place de la Liberté", à quelques encâblures du Parlement, indiquait la CNE, mercredi, dans un communiqué.

"Par l'intermédiaire de rapporteurs spéciaux présents en commission, grâce à un live Twitch des débats et aux réseaux sociaux, l'opinion publique sera témoin", ajoute le syndicat chrétien, selon qui "il est temps de passer des paroles creuses aux actes effectifs, non pas pour apparaître dans les médias mais pour mettre réellement fin au génocide en cours".

"Nous y rappellerons les exigences minimales reprises dans notre pétition du 1er août, appelant les partis du gouvernement fédéral qui prétendent se tenir aux côtés du peuple palestinien (Vooruit, CD&V et Les Engagés) à faire en sorte que la Belgique agisse, soit par un accord gouvernemental, soit en permettant à une majorité alternative d'émerger au parlement", ajoute de son côté l'Association belgo-palestinienne.

A l'instar du gouvernement fédéral, les parlements wallon et flamand réuniront le 19 août prochain leur commission des relations internationales pour se pencher sur la situation à Gaza.

Sammy Mahdi met la pression

Le président du CD&V, Sammy Mahdi (photo), regrette que le gouvernement fédéral ne se soit pas réuni au sujet de Gaza avant la réunion de ce jeudi après-midi en commission de la Chambre. Il estime que des mesures doivent être prises à l'encontre d'Israël, faute de quoi son parti ne soutiendra pas sans réserve d'autres dossiers.

Les Engagés, Vooruit et le CD&V souhaitent accentuer la pression sur Israël par le biais de nouvelles mesures et avaient insisté pour que le gouvernement se réunisse au préalable afin de prendre position, mais le Premier ministre Bart De Wever n'a pas donné suite à cette demande.

Dans une interview accordée à VRT NWS, Sammy Mahdi accentue la pression sur ses partenaires de coalition, en particulier la N-VA et le MR. "Espérons que le gouvernement se réunira rapidement et que, dès que tous les ministres seront de retour de vacances, ils se rendront compte qu'en période de génocide, c'est ici qu'il faut être".

Dans la majorité toujours, le président de Vooruit, Conner Rousseau, avait déjà fait savoir que le conflit à Gaza pouvait conduire, pour son parti, à une crise gouvernementale. "Si rien n'est fait contre Israël, il deviendra impossible pour un démocrate-chrétien de continuer à traiter tous les autres dossiers comme si de rien n'était", a ajouté ce jeudi le président du CD&V.

"Nous avons été très constructifs ces derniers mois et nous avons soutenu toutes les grandes réformes. Mais vous ne pouvez pas attendre de notre parti qu'il reste constructif et accepte que d'autres formations ne respectent pas notre seuil moral. Il devient alors difficile de progresser sur d'autres dossiers", a précisé Sammy Mahdi , qui ne souhaite toutefois pas la chute du gouvernement.

Sammy Mahdi, président du CD&V

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