Un gardien de la prison de Malines qui avait trouvé un message de menaces apposé sur son véhicule stationné sur le parking sécurisé de l'établissement pénitentiaire le week-end dernier a reçu un deuxième mot de menaces, cette fois à son domicile, indique le syndicat SLFP. Le parquet d'Anvers a été informé. "Cette seconde lettre est un coup dur pour le gardien, l’émotion est à son comble", précise le syndicat.
Un gardien de la prison de Malines reçoit de nouvelles menaces, cette fois à son domicile
Après le premier courrier menaçant, une enquête avait été ouverte. Ce message, glissé sous les essuie-glaces du véhicule de la victime - pourtant garé sur le parking sécurisé de l'établissement pénitentiaire de Malines - disait "Gardien de merde (sic). Je sais où te trouver. Reste où tu es!". Tant le gardien que l'administration pénitentiaire avaient déposé une plainte.
Le parquet va désormais examiner le second courrier, placé trois jours après le premier sous les essuie-glaces de la voiture du gardien, cette fois devant son domicile privé. L'enquête devra déterminer si ces menaces sont liées au travail ou à la vie privée de la victime.
"Il est clair que le gardien est personnellement visé puisque quelqu’un sait où il travaille et habite. C’est un coup dur pour la victime, l’émotion est à son comble", précise Eddy De Smedt du SLFP.
"C'est également un problème très réel au sein du personnel", ajoute De Smedt. "Les agents pénitentiaires forment un groupe soudé. Ils doivent pouvoir se faire confiance, de sorte que lorsqu'un individu est pris pour cible, cela suscite également de vives émotions parmi les autres collègues. Il est important que l'auteur d'un abus soit identifié le plus rapidement possible, afin de déterminer s'il est lié à son travail ou à sa vie privée."
Selon les chiffres du Département fédéral de la Justice, un nombre croissant d'employés pénitentiaires demandent une thérapie psychologique après des incidents survenus au travail. Nombre d’entre eux sont des gardiens de prison.

