Aller au contenu principal
La commune brabançonne de Lubbeek possède déjà de longue date un corps de volontaires

Le gouvernement flamand incite les communes à créer un corps de volontaires pour l'aide sociale urgente : 34 ont répondu à l'appel

La ministre flamande de l'Intérieur et de la Cohésion sociale, Hilde Crevits, a prévu de réserver un million d'euros par an pour mettre en place des corps de volontaires dans toute la Flandre qui pourront proposer une aide sociale dans leur commune dans l’éventualité d’une situation d’urgence ou de crise. Depuis la fin du mois de mai, les communes peuvent s’inscrire pour créer un tel corps, qui sera officiellement lancé en septembre. Trente-quatre l’ont déjà fait.

Anne François Belga
Publié:

L'objectif de la formation de corps de volontaires communaux est de pouvoir mobiliser rapidement des personnes et d'assister les prestataires sociaux professionnels dans leurs tâches administratives ou logistiques lors de situations d'urgence ou de crise locales. "Qu'il s'agisse d'inondations, de vagues de chaleur ou d'une panne de courant dans une maison de repos, dans chaque situation de crise, des citoyens veulent donner un coup de main. Nous voulons encourager cette aide bénévole et la rendre évolutive en cas de crises majeures", a précisé ce lundi la ministre Hilde Crevits.

Tous les participants recevront une formation de base en secourisme. Celle-ci sera dispensée par la Croix-Rouge flamande, mais pourra également être organisée localement par la Croix flamande. En concertation avec les autorités locales et les organisations d'aide locales, des formations complémentaires ou des formations continues seront aussi possibles. Des exercices de simulation seront également organisés chaque année afin de préparer les participants aux situations d'urgence.

Les citoyens pourront s'inscrire à partir de septembre via un outil de crise conçu par la Croix-Rouge flamande. Ils seront alors couverts par les assurances nécessaires en cas d'interventions. Ces dernières pourront aussi comprendre le remplissage de sacs de sable en cas d’inondations, la distribution de cachets d’iode lors d’un incident nucléaire, ou l’évacuation de personnes et d’animaux après une catastrophe industrielle.

A raison d’un budget d’un million d’euros par an, la Flandre soutient les autorités locales dans la constitution d'un corps de volontaires comptant entre 10 et 80 participants par commune. Ces derniers seront placés sous le "commandement" du bourgmestre. Une participation ne sera jamais imposée.

REGARDER
Pratiquement tous les citoyens âgés de plus de 16 ans peuvent s’inscrire comme volontaires.

La Croix-Rouge estime qu’il est urgent de créer ces corps de volontaires. "Lors de catastrophes, on voit souvent que des gens veulent proposer leur aide bénévole. Mais elle est difficile à coordonner. Nous voulons donc saisir cette énergie dès à présent, pour pouvoir l’utiliser de façon bien coordonnée. Dans le contexte de la crise climatique, nous savons que les catastrophes vont se multiplier et nous voulons y être préparés".

Les candidats devront être âgés de plus de 16 ans, avoir un casier judiciaire vierge et être prêts à suivre une formation de premiers secours avec la Croix-Rouge. 

Préparer ou distribuer des sacs de sable pour éviter des inondations sera l’une des tâches des volontaires.

Sentiments mitigés des pompiers volontaires

Les corps de volontaires communaux devraient donc à l’avenir offrir un soutien, notamment, aux services de pompiers, qui manquent eux-mêmes depuis des années de bénévoles. L'Association des volontaires des pompiers flamands réagit de façon mitigée à la création du nouveau corps de volontaires.

"D’un côté, cela pourrait être un tremplin pour attirer des gens dans notre association. Mais nous trouvons dommage que toute la responsabilité soit conférée à la Croix-Rouge. Dans l’éventualité d’inondations ou de tempête, nous devrons les diriger. Nous ne connaitrons alors pas les volontaires, ce qui va compliquer notre coordination", estime le président Geert Ollevier.

Il voit aussi d'autres raisons expliquant le ralentissement du recrutement des pompiers volontaires : "La formation dure deux ans, et en plus il y a toutes sortes de certificats. Combiner cela avec une carrière et une vie de famille est un défi. Mais nous travaillons d'arrache-pied avec le ministère de l'Intérieur pour moderniser notre formation."

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5