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Photo d'archives

Une employée du parquet de Bruxelles aurait aidé un suspect de trafic de drogue à blanchir de l’argent via des voitures de luxe

Une collaboratrice du parquet général de Bruxelles, âgée de 50 ans, a été placée sous surveillance électronique, dans le cadre d'une enquête anversoise sur un réseau criminel actif dans le trafic de drogues. C’est ce qu’écrit Gazet van Antwerpen, une information confirmée à VRT NWS par le parquet d’Anvers et par son avocat. À la demande d’un ex-partenaire soupçonné de trafic de drogue, elle avait immatriculé des voitures de luxe à son nom. Elle l’aurait ainsi aidé à blanchir de l’argent.

Eric Steffens Belga
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La police judiciaire fédérale d'Anvers avait mené une série de perquisitions il y a quelques semaines, dans le cadre d'une enquête sur des chargements de cocaïne transitant par Anvers depuis décembre dernier. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées, dont du personnel portuaire et la collaboratrice du parquet général de Bruxelles. Sept d'entre elles ont été placées sous mandat d'arrêt, parmi lesquelles cette femme, qui a passé quelques jours en prison avant d'être placée sous surveillance électronique.

Lors de la perquisition chez le docker, les policiers ont découvert plusieurs voitures de luxe mais aussi des motos de course. Les perquisitions dans leur ensemble ont aussi permis de saisir du cash, des vêtements de luxe et des vélos de course.

Deux Porsche et un Land Rover

L'avocate de la collaboratrice du parquet assure auprès du quotidien que sa cliente a agi de bonne foi, sans savoir que les voitures étaient potentiellement liées à une activité criminelle.

"Il lui a demandé d’immatriculer deux Porsche et un Land Rover à son nom", explique l’avocate. "Elle s’est tout de même renseignée auprès des assurances pour savoir si c’était possible, puisqu’elle n’était pas propriétaire des véhicules. Mais cela ne posait pas de problème. Il lui avait dit qu’il en avait déjà trop à son nom, et elle l’a cru."

Toujours selon l’avocat, la femme n’a pas abusé de sa fonction au sein du parquet général de Bruxelles.

"Non, elle n’a effectué aucune recherche à la demande de cet homme. Mais le fait qu’elle travaille précisément à cet endroit attire évidemment l’attention. Une enquête disciplinaire est également en cours au sein du parquet général."

La justice tente, selon Gazet van Antwerpen, de déterminer si la femme a partagé avec des criminels des informations sensibles dont elle pouvait disposer via son travail au parquet général.

Conteneurs frigorifiques et switch conteneur

L'enquête porte sur le déchargement de drogues dans le port d’Anvers. Le groupe aurait utilisé plusieurs méthodes à cet effet.

Ainsi, de la drogue aurait été dissimulée dans des conteneurs frigorifiques. Ces conteneurs étaient vidés par des techniciens en froid industriel. Par ailleurs, des "straddle carriers" (des grues qui déplacent les conteneurs) auraient placé des conteneurs contenant de la drogue à côté d’un conteneur spécifique dit "switch container", afin de transférer la drogue. Ensuite, ce conteneur "switch" était conduit vers un entrepôt où la drogue était récupérée.

Entre décembre 2024 et juin 2025, plusieurs opérations de ce type auraient été menées par les suspects impliqués. L’enquête de la Police Judiciaire Fédérale d’Anvers est toujours en cours sous la direction d'un juge d’instruction.

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