L’Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) met en garde contre un commerce dissimulé d’animaux via des groupes sur les réseaux sociaux, principalement via Facebook. Dans ces groupes, des personnes demandent à des voyageurs de ramener avec eux des chiens et des chats lors de leur vol retour vers la Belgique, en déclarant à leur arrivée qu’il s’agit de leur propre animal de compagnie.
Ramener un chien de vos vacances ? L’Afsca met en garde contre le trafic animalier dissimulé via les réseaux sociaux
L’AFSCA s’inquiète d’une nouvelle tendance observée dans des groupes Facebook, où l’on demande à des particuliers d’adopter un chien ou un chat provenant d’un refuge en dehors de l’Europe et de le ramener en Belgique.
Ces personnes sont invitées à se faire passer pour des "accompagnateurs" de l’animal en avion et à déclarer à la douane qu’il s’agit de leur propre animal de compagnie, alors que l’objectif réel est de le vendre une fois arrivé en Belgique. En agissant ainsi, les trafiquants veulent contourner les contrôles de l’AFSCA. Depuis janvier, l’agence a déjà identifié une trentaine de cas similaires.
"Toute personne qui introduit des chiens ou des chats en Belgique dans le but de les vendre ou de les faire adopter doit le signaler à l’AFSCA, afin que les animaux puissent être contrôlés. Mais ces contrôles ont un coût, que certains cherchent à éviter", explique Hélène Bonte de l’AFSCA.
Risque de propagation de la rage
Ces contrôles sont pourtant essentiels, car sans eux, l’AFSCA ne peut garantir que les animaux ne sont pas porteurs de la rage. Il s’agit d’une maladie mortelle – aussi bien pour les humains que pour les animaux – qui a heureusement disparu de Belgique.
"En juin et juillet, une dizaine de chiens et de chats ont été introduits en Belgique avec des irrégularités dans leur passeport ou leur vaccination antirabique, notamment des animaux en provenance de Turquie, d’Égypte ou de Curaçao. La rage y est encore présente. Nous lançons donc un appel à respecter les règles, afin d’éviter la réintroduction de cette maladie sur le territoire belge", conclut Hélène Bonte.
