Le bourgmestre de Braine-le-Comte (Hainaut), Maxime Daye (MR), a décidé de faire un pas de côté après l'annonce, mardi par le parquet de Mons, de son inculpation pour incitation à la débauche d'un mineur.
Le bourgmestre de Braine-le-Comte fait un pas de côté après son inculpation pour incitation à la débauche d'un mineur
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Maxime Daye indique qu'il délègue temporairement la représentation de la Ville au collège communal, tout en restant bourgmestre. Les membres du collège se voient ainsi temporairement confier la gestion courante de la commune et sa représentation dans les organes externes.
"Conscient de l'émotion suscitée et dans un esprit de responsabilité, j'ai décidé, en concertation avec mes proches, mon groupe et la majorité, de déléguer la représentation de la Ville à mes collègues du collège communal", écrit Maxime Daye. "Je tiens à le dire clairement: une inculpation n'est pas une condamnation. Je suis impatient de pouvoir m'expliquer pleinement, dans le cadre prévu par la justice."
Après les premiers témoignages en avril concernant ce dossier, l'opposition brainoise (PS et Ecolo) avait demandé au maïeur de faire un pas de côté. Les deux partis ont réitéré leur demande après l'annonce de l'inculpation de Maxime Daye. Pour Ecolo, "la confiance est rompue".
Dénonciation anonyme
"À ce stade de la procédure, l'intéressé est présumé innocent", souligne Vincent Macq, procureur du Roi de Mons-Tournai. "L'instruction se poursuit. Il est de l'intérêt de tous qu'elle puisse se dérouler en toute sérénité, se basant sur des faits avérés et à l'abri de toute rumeur intempestive."
"L'inculpation permet un accès au dossier à la personne inculpée, mais elle est aussi justifiée par de fait qu'il y a des indices de culpabilité, il s'agit ici de faits concernant un seul mineur", précise Vincent Macq, rappelant que le dossier est parti d'une dénonciation anonyme. Les faits remonteraient à l'été 2024.
"Nous ne sommes pas pour l'heure sur un dossier de pédopornographie avec, des détentions d'images notamment, il n'y a rien de tel. Il ne faut donc pas céder aux rumeurs qui ont déjà été nombreuses et qui ont amplifié ce que nous connaissons", insiste-t-il.
"Il reste beaucoup de devoirs à accomplir sur les faits actuels et sur de potentiels autres faits et il est donc trop tôt pour donner un timing sur ce dossier. Nous avons de très nombreuses informations reçues à vérifier dont certaines sont invérifiables, la suite logique pourrait potentiellement être une demande de levée d'immunité parlementaire par le Procureur général." (Maxime Daye étant également député wallon ndlr.)
