La Belgique a reçu le feu vert de la Jordanie pour contribuer à court terme à l’amélioration de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Bart De Wever sur X. Par ailleurs, la commission des Affaires étrangères de la Chambre sera convoquée d'urgence pour un échange de vues avec les ministres compétents sur Gaza.
La Belgique a obtenu le feu vert pour l’envoi d’aide humanitaire sur Gaza
"Avec nos partenaires européens, nous continuons à exercer des pressions afin de garantir que l’aide humanitaire puisse être organisée de manière sûre et accessible", écrit Bart De Wever. "Si cela ne fonctionne pas, nous n’excluons pas de nouvelles mesures ou sanctions. Comme je l’ai déjà expliqué à la Chambre le 17 juillet. "
Bart De Wever tient à réaffirmer la distinction claire entre le Hamas et la population palestinienne. "La lutte contre le Hamas est évidemment légitime, dit-il. Le Hamas est un groupe terroriste qui détient toujours des otages et sacrifie délibérément les civils palestiniens. Mais Israël est une démocratie occidentale et doit, à ce titre, être rappelé à l’ordre : les souffrances des civils innocents doivent cesser. La guerre doit aussi prendre fin. La coexistence entre Israël et un État palestinien démocratique est la seule voie vers la paix."
La commission des Affaires étrangères convoquée en urgence
La commission des Affaires étrangères de la Chambre sera convoquée d'urgence pour un échange de vues avec les ministres compétents sur Gaza. C'est ce qu'a annoncé mercredi midi la présidente de la commission, Els Van Hoof (CD&V).
Les Verts ont été les premiers à demander, mardi soir, que la commission soit extraite de sa pause estivale. Les partis de la majorité, CD&V et Vooruit se sont ralliés à cette demande mercredi, rejoints ensuite par la N-VA qui a également jugé utile de tenir une réunion.
La présidente de la commission Els Van Hoof a bien reçu le message. "Je vais convoquer d'urgence la commission des Affaires étrangères afin de discuter avec les ministres compétents des mesures que notre pays pourrait prendre à l'égard d'Israël et pour mettre un terme à la situation dramatique et sans issue dans laquelle se trouvent les Palestiniens", a-t-elle déclaré.
La date de la réunion n'a pas encore été fixée. Elle fait l'objet d'une discussion en cours avec les ministres. Outre le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés), les députés souhaiteraient également entendre le Premier ministre Bart De Wever (N-VA).
Quinze pays occidentaux appellent les autres pays du monde à reconnaître la Palestine
La France et 14 pays, dont le Canada et l'Australie, "invitent" les pays du monde à exprimer leur volonté de reconnaître un Etat de Palestine, a affirmé mercredi le ministre français des Affaires étrangères.
"A New York avec 14 autres pays, la France lance un appel collectif: nous exprimons notre volonté de reconnaître l'Etat de Palestine et invitons ceux qui ne l'ont pas encore fait à nous rejoindre", a écrit Jean-Noël Barrot sur X, au lendemain de cet "appel de New York" lancé à l'issue d'une conférence ministérielle à l'ONU pour une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.
Outre la France, deux membres du G20, le Canada et l'Australie, font partie de l'appel. Les autres pays signataires sont: Andorre, Finlande, Islande, Irlande, Luxembourg, Malte, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Saint-Marin, Slovénie et Espagne.
Neuf d'entre eux qui n'ont pas pour l'instant reconnu l'Etat palestinien "expriment la volonté ou la considération positive de leur pays" à le faire: Andorre, Australie, Canada, Finlande, Luxembourg, Malte, Nouvelle-Zélande, Portugal et Saint-Marin. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a de son côté annoncé mardi que le Royaume-Uni reconnaîtrait la Palestine si Israël ne prend pas certaines mesures. Jeudi dernier, le président français Emmanuel Macron avait annoncé que la France reconnaîtrait officiellement un Etat de Palestine lors de l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre.
Cet appel des 15 pays a été lancé publiquement à la fin d'une conférence ministérielle qui s'est tenue lundi et mardi à New York, à l'initiative de la France et de l'Arabie saoudite qui tentent de maintenir en vie la solution à deux Etats pour sortir du conflit israélo-palestinien, hypothèse malmenée par la guerre en cours à Gaza et les colonisations en Cisjordanie.
Lors de cette conférence, plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite, le Qatar et l'Egypte, ont appelé le Hamas à remettre ses armes à l'Autorité palestinienne.
