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Bart De Wever se montre prudemment positif sur l’accord commercial UE-Etats-Unis

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a réagi de manière prudemment positive à l'accord commercial conclu dimanche soir entre l'Union européenne et les États-Unis. Il a également félicité la présidente de la Commission, Ursula von de Leyen, pour son rôle dans les négociations. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et la fédération technologique Agoria ont accueilli favorablement l'accord. 

Eric Steffens Belga
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Bart De Wever a écrit dans un message sur le réseau social X qu'il était soulagé mais qu'il n'y avait pas de raison de se réjouir. Il continue de mettre en garde contre l'augmentation des droits de douane et contre un certain nombre de points non encore clarifiés dans l'accord.

"J'espère sincèrement que les États-Unis s'éloigneront de l'illusion du protectionnisme et qu'ils embrasseront à nouveau la valeur du libre-échange, pierre angulaire de la prospérité partagée", a poursuivi le Premier ministre.

Bart De Wever affirme également que le marché européen devrait être renforcé au niveau interne afin de diversifier le réseau commercial mondial. "Laissons l'Europe devenir le phare d'un commerce ouvert, équitable et fiable dont le monde a désespérément besoin", insiste Bart De Wever.

Ursula von der Leyen : "le mieux que nous pouvions obtenir"

Ursula von der Leyen a donné quelques détails sur l'accord commercial conclu dimanche soir avec Donald Trump. Le taux de 15% de droits de douane, qui s'appliquera également au secteur automobile, est "le mieux que nous pouvions obtenir", a affirmé la présidente de la Commission européenne depuis l'Ecosse. "N'oublions pas que le 1er août, un taux de 30% aurait été appliqué. Il aurait été bien plus difficile de redescendre" sous ce niveau, a estimé Ursula von der Leyen.

Maxime Prévot : "Ce n'est pas un accord que nous pouvons célébrer"

"Bien que cela mette fin à une période d'incertitude, ce n'est pas un accord que nous pouvons célébrer", estime le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) dans un message envoyé lundi à Belga en réaction à l'accord commercial conclu dimanche soir entre l'Union européenne et les États-Unis.

"Nous reconnaissons la nécessité de stabilité et l'importance de rétablir le dialogue transatlantique, mais nous sommes pleinement conscients de la pression que cela exercera sur notre industrie, en particulier en Belgique", juge le chef de la diplomatie belge, remerciant toutefois la Commission européenne pour son travail "dans des circonstances difficiles".

Et de s'adresser aux entreprises : "nous entendons vos préoccupations, et nous sommes à vos côtés. Cet accord doit être le début d'un effort plus large pour renforcer nos fondations économiques." Le vice-Premier ministre des Engagés cite "le travail de simplification des règles de l'UE, l'approfondissement du marché intérieur, et le fait de rendre l'Europe, et la Belgique, plus attrayantes pour investir et innover."

En outre, "nous continuerons également à explorer la diversification de nos partenariats commerciaux afin de construire une résilience à long terme et une autonomie stratégique.

La FEB et Agoria se disent "soulagées"

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et la fédération technologique Agoria ont accueilli favorablement l'accord de principe conclu dimanche entre la présidente de la Commission européenne et le président Trump sur les droits de douane, y voyant un "soulagement" pour les entreprises qui échappent ainsi à une "guerre commerciale".

La FEB salue un accord qui "constitue une étape importante et offre la perspective d'une relation transatlantique plus stable". Sans cet accord, les tensions auraient connu une escalade avec une augmentation à 30% des droits d'importation américains sur de nombreux produits européens dès le 1er août. Les États-Unis représentent le quatrième partenaire commercial de la Belgique et le premier hors Union européenne, rappelle la coupole patronale.

Agoria partage ce soulagement tout en restant prudente. "Vu le contexte géopolitique, on peut vivre avec cet accord, qui offre au moins un minimum de stabilité. C'est une pilule amère, mais nous avons évité le pire", souligne Bart Steukers, CEO d'Agoria.

Pour la FEB, cet accord constitue avant tout "une source de stabilité après des mois d'incertitude néfaste à l'activité économique". "Un environnement commercial prévisible et ouvert reste essentiel pour la compétitivité et la confiance" des entreprises, souligne-t-elle.

Agoria appelle désormais à "renforcer notre compétitivité, éliminer les barrières internes à l'Europe et conquérir de nouveaux marchés". La fédération rappelle que les distorsions de marché au sein de l'UE équivalent encore à "44% de droits de douane sur les biens et 110% sur les services".

Les deux fédérations appellent à diversifier les relations commerciales et à mener des réformes structurelles pour améliorer durablement le climat entrepreneurial.

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