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Le ministre de la Défense Francken rejette les critiques du patron de Dassault

Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) n’accepte pas les critiques du patron de Dassault, Éric Trappier, concernant l’achat par notre pays de 11 avions de combat F-35 supplémentaires. Selon Éric Trappier, un pays qui choisit des avions américains n’a pas sa place dans le projet européen ambitieux de défense Future Combat Air System (FCAS). A noter que le constructeur français Dassault fabrique le Rafale — concurrent direct du F-35 — que Éric Trappier aurait évidemment préféré voir acheté par la Belgique.

Eric Steffens
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Vendredi dernier, le gouvernement belge a donné son feu vert pour devenir un partenaire à part entière du Future Combat Air System (FCAS), l’un des projets de défense européens les plus ambitieux et les plus vastes des décennies à venir. Ce programme prévoit notamment le développement d’un avion de combat de 6e génération.

Dans le même document où la Belgique s’engage à investir 300 millions d’euros dans le FCAS, elle annonce également l’achat de 11 avions de chasse F-35 supplémentaires, s’ajoutant aux 34 déjà commandés. Une décision qui déplaît fortement à Éric Trappier, PDG de l’avionneur français Dassault, constructeur du Rafale. "Si la Belgique renonce aux F-35, elle sera la bienvenue", affirme-t-il. "Sinon, elle nous ridiculise."

"La Flandre risque de passer à côté de contrats de plusieurs milliards"

Éric Trappier est une figure influente dans l’industrie de défense européenne, mais le nouveau ministre belge de la Défense, Theo Francken (N-VA), ne se laisse pas impressionner. "Le gouvernement évaluera sa position dans le projet FCAS", écrit-il sur X. "En tant que membre fondateur de l’OTAN et de l’UE, allié loyal et hôte de nombreux quartiers généraux, nous n’avons pas de leçons à recevoir de la part d’industriels arrogants."

"Le fait que des acteurs majeurs de l’industrie européenne de défense ne considèrent plus la Belgique comme un partenaire crédible devrait interpeller le gouvernement", estime la députée Annick Ponthier (Vlaams Belang). "Cela fait des années que notre pays traîne la patte dans les coopérations européennes, faute d’une ligne stratégique claire en matière de défense."

"Il ne faut pas céder au chantage, mais sur le fond, Éric Trappier a raison : nous ne devrions plus acheter d’appareils américains", poursuit-elle. "Si la Belgique se retire du FCAS, elle se place elle-même en marge du plus grand projet de défense européen de l’histoire. Résultat : la Flandre passera à côté de contrats de plusieurs milliards, alors qu’on pourrait, par exemple, mettre notre industrie des drones au service du programme."  

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