En marge de la fête nationale, le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a provoqué une petite polémique. Interrogé au micro de la chaîne francophone RTL-Tvi, il a refusé de dire "Vive la Belgique", se contentant de déclarer "Vive la Défense". Certaines personnalités politiques francophones dans l’opposition, comme le PS, ont réagi avec indignation : "Francken devra s’expliquer devant le Parlement."
Le ministre de la Défense Francken crée la polémique le 21 juillet en refusant de dire "Vive la Belgique"
Theo Francken, ministre de la Défense (N-VA), a tenté de justifier sa présence au défilé militaire et civil de la Fête nationale en déclarant : "Je fais simplement mon travail de ministre de la Défense. C’est une compétence nationale, tout simplement."
Mais lorsqu’un journaliste francophone de RTL-Tvi lui a demandé de dire "Vive la Belgique", Theo Francken a répondu : "Vive la Défense".
"Que pensez-vous ? Je suis un nationaliste flamand. Mais la Belgique est le pays dans lequel j’ai été élu. Je fais mon travail, comme le Premier ministre. Et nous le faisons du mieux possible," a-t-il ajouté pour expliquer son attitude.
Il a également lancé une boutade en référence à l’incident de la Brabançonne en 2007, lorsqu’Yves Leterme (CD&V) s’était trompé d’hymne national devant les caméras de la RTBF.
Indignation de l'opposition francophone
Le refus de Theo Francken de dire "Vive la Belgique" a provoqué de vives réactions du côté francophone. L’eurodéputé et ancien Premier ministre Elio Di Rupo (PS) a publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il accuse Francken d’avoir porté atteinte à la dignité du gouvernement fédéral.
"En ce 21 juillet, alors que notre Royaume célèbre l’unité nationale, le ministre fédéral N-VA s’est une nouvelle fois démarqué en refusant de dire "Vive la Belgique". D’une manière plus inquiétante, il a rappelé son ambition de voir le pays se disloquer. Il s’agit, pour moi, ancien Premier ministre, d’une faute très grave. Attaché à l’unité de notre pays, je suis scandalisé par ces propos qui portent atteinte à notre cohésion nationale".
"Alors que le gouvernement vient une nouvelle fois de porter atteinte aux droits des francophones, et singulièrement des Wallons, je m’insurge contre l’attitude de Théo Francken, ministre de la Défense. Elle n’est pas digne d’un ministre fédéral. Il devra en répondre devant le Parlement", a posté Elio Di Rupo sur X.
Le message d’Elio Di Rupo a immédiatement été relayé par Ahmed Laaouej, président de la fédération bruxelloise du PS et critique de longue date de Theo Francken.
Pour le Bruxellois François De Smet, député fédéral et ancien président du parti DéFI, qui défend les droits des francophones, cet incident prouve que la N-VA n’a pas sa place au sein d’un gouvernement fédéral :
