"Le train des réformes est définitivement lancé", analyse lundi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) après l'accord de l'été intervenu au sein du gouvernement fédéral la nuit passée et quelques jours après le vote de loi-programme à la Chambre. Ces deux processus constituent ensemble un moment-clé dans le programme de réformes du gouvernement Arizona, estime la principale organisation patronale du pays.
La FEB se réjouit d’un contexte plus équilibré pour les entreprises belges
Les décisions adoptées ces derniers jours comprennent de nombreuses mesures qui s'inscrivent dans le cadre d'une initiative plus large visant à dynamiser l'économie belge, à porter le taux d'emploi à 80% et à appréhender la pression fiscale, rappelle la FEB.
Il en va ainsi de la limitation dans le temps du chômage. "Notre système de chômage est enfin aussi activateur que dans le reste de l'Europe", se félicite-t-elle. La suppression de l'interdiction du travail de nuit et l'assouplissement des procédures doivent, elles, rendre les entreprises belges plus compétitives et contribuer à créer des conditions de concurrence équitables par rapport aux pays voisins, analyse la fédération patronale. "Ces mesures contribueront à attirer des entreprises en Belgique et à freiner l'exode des entreprises à l'étranger", espère-t-elle.
L'accroissement nécessaire du nombre d'heures supplémentaires à prester sur une base volontaire fournira aux entreprises des outils supplémentaires pour faire face aux pics d'activité imprévus et permettra aux travailleurs d'augmenter leur pouvoir d'achat, souligne aussi la FEB.
Nos entreprises seront ainsi en mesure de proposer leurs produits et services dans un contexte similaire à celui de leurs concurrents
Pieter Timmermans, CEO de la FEB
"C'est surtout au niveau du marché du travail qu'un pas est fait en direction d'un 'level playing field' avec les pays voisins. Nos entreprises seront ainsi en mesure de proposer leurs produits et services dans un contexte similaire à celui de leurs concurrents", a commenté Pieter Timmermans, CEO de la FEB.
La fédération demeure, par contre, critique à l'égard de la taxation des plus-values. Il s'agit en effet d'un impôt supplémentaire dans un pays déjà surtaxé, résume-t-elle. L'organisation continue à plaider en faveur d'une élaboration et d'une mise en œuvre "raisonnables, réalisables et appropriées" de cette nouvelle taxe. "Il est impératif de veiller à ce que sa mise en œuvre n'impose pas aux parties directement concernées, comme le secteur bancaire, des délais irréalistes ou des complexités administratives", insiste-t-elle.
Enfin, la FEB invite le gouvernement à formuler, après la pause estivale, des propositions concrètes en matière de simplification administrative et de digitalisation, "essentielles pour améliorer la compétitivité des entreprises belges".
