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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele prononçant son discours à Courtrai

Le ministre-président Diependaele catégorique dans son discours du 11 juillet : "Pas de gouvernement bruxellois sans majorité néerlandophone"

Alors que la N-VA dirige à la fois le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral (avec le Premier ministre Bart De Wever), le ministre-président flamand Matthias Diependaele a mis l'accent jeudi soir sur la lutte pour une plus grande autonomie, dans son discours prononcé à la veille de la fête de la Communauté flamande. "Ce combat est encore loin d'être terminé", a-t-il affirmé. Il constate cependant au micro de la VRT qu’il n’y a actuellement "aucun soutien démocratique à l’indépendance flamande". Pour ce qui est de la formation d’un gouvernement bruxellois - toujours pas menée à bien plus d’un an après les élections de juin 2024 -, Diependaele déclarait à Courtrai : "Mon message est clair : il n'y aura pas de gouvernement bruxellois sans majorité néerlandophone." Certains partis francophones tentent d’évincer la N-VA de la coalition bruxelloise, souligne le parti nationaliste flamand.

Anne François Belga
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"L'autonomie pour garantir notre prospérité flamande fait encore défaut. Cela résulte de failles structurelles dans la construction de l'État fédéral", a déclaré Matthias Diependaele jeudi soir dans son discours du 11 juillet, traditionnellement prononcé à Courtrai (lieu historique de la bataille des Eperons d’or en 1302). Le ministre-président a évoqué, notamment, les communes à facilités où le néerlandais est sous pression, et d’autre part le manque de soignants néerlandophones à Bruxelles.

Dans la capitale, la population francophone "tente ouvertement de former un gouvernement sans majorité néerlandophone". "La preuve : même là où nos droits sont écrits noir sur blanc, on tente de les attaquer". Le ministre-président a assuré qu'il n'y aura pas de gouvernement bruxellois sans majorité du côté néerlandophone. Et de poursuivre : "La politique fédérale doit servir la Flandre. Nous souhaitons dialoguer avec nos partenaires fédéraux et wallons afin de mieux ancrer nos droits dans la structure étatique et de transférer davantage de compétences à la Flandre", a-t-il lancé.

Enfin, le ministre-président a mis l'accent sur la rigueur budgétaire. Au niveau fédéral, des efforts sont déployés pour instaurer une discipline calquée sur celle de la Flandre, a-t-il estimé. Selon Matthias Diependaele, les finances flamandes sont les plus solides du pays "et peuvent facilement être comparées à celles d'autres pays européens". "La discipline budgétaire n'est pas une fin en soi, mais un ancrage en période de turbulences. C'est ainsi que nous maintenons le navire flamand en toute sécurité à travers la tempête", a-t-il ajouté.

Le Conseil économique et social de la Flandre (SERV) craint pourtant un déficit de 753 millions d'euros en 2027 et une dette de 1,65 milliard d'ici 2019. La dette menace d'atteindre plus de 100% des recettes.

“Le PS enterre la présence flamande à Bruxelles"

"A l'occasion du 11 juillet, nous dirons clairement que nous continuerons à investir à Bruxelles, à coopérer avec toutes les communautés, mais que nous défendrons en même temps notre position en tant que Flamands sans hésitation et avec conviction", a déclaré la N-VA par l’entremise de la ministre flamande bruxelloise Cieltje Van Achter (photo), des députés bruxellois Gilles Verstraeten et Mathias Vanden Borre, ainsi que du député flamand Karl Vanlouwe.

La ministre flamande Cieltje Van Achter

"Le sentiment anti-flamand s'enflamme ouvertement. Certains - le leader du PS Ahmed Laaouej en tête - font tout ce qu'ils peuvent pour non seulement remettre en question la présence flamande à Bruxelles, mais aussi pour l'enterrer activement. Ceux qui se taisent à ce sujet se rendent complices", estiment les membres de la N-VA de Bruxelles, disant attendre avec intérêt le message du bourgmestre PS Philippe Close à l'Hôtel de ville de Bruxelles où seront prononcés les discours officiels.

La N-VA a rappelé que la Flandre investissait chaque année 1,3 milliard d'euros à Bruxelles dans l'accueil des enfants, l'enseignement et la culture. "Au lieu de démembrer cette coopération, le PS opte pour une attaque frontale contre la Communauté flamande: avec un veto contre la majorité flamande, avec des tentatives de gouvernement minoritaire et des plans pour introduire des listes francophones dans le collège électoral néerlandophone", a-t-elle dénoncé. "La Flandre à Bruxelles n'est pas négociable. C'est une présence historique, un acquis juridique et une nécessité sociale", conclut la N-VA-Bruxelles.

A l'Hôtel de Ville de Bruxelles (photo), le bourgmestre Philippe Close (PS) a exhorté les négociateurs du gouvernement bruxellois à rechercher des compromis. "Parlons. Écoutez. Négociez. Cherchez ensemble des solutions et des compromis. Et surtout : soyez respectueux", a déclaré Philippe Close. L'impasse actuelle, selon le bourgmestre bruxellois, est "indigne de Bruxelles".

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (à dr.), a exhorté les partis bruxellois à s'écouter mutuellement pour parvenir à la formation d'un gouvernement régional indispensable

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