A l’occasion de la fête flamande, le gouvernement de Matthias Diependaele a remis ce vendredi des insignes d’honneurs à la gymnaste Nina Derwael (2e de la dr.) , au directeur de l’Imec Luc Van den Hove (1er de la dr.) et au musicien, chanteur et compositeur Willem Vermandere. Dorénavant, un insigne est également attribué à une personne qui défend les droits de l’homme. Cet honneur revient à Simon Gronowski et Koenraad Tinel (à g.), un duo lié de manière inhabituelle par l'Holocauste.
Des insignes d'honneurs flamands attribués notamment à Nina Derwael, Willem Vermandere et Simon Gronowski
C’est la onzième fois que le gouvernement flamand attribue des insignes honorifiques à l’occasion du 11 juillet. Cette décoration est décernée à des personnes qui ont apporté une contribution exceptionnelle et qui, par leurs talents individuels, ont contribué à l'image positive de la Flandre. Cette année, le gouvernement décernait quatre décorations.
Elles récompensent la gymnaste Nina Derwael (photo), plusieurs fois championne européenne et championne olympique à Tokyo, mais aussi le grand maître west-flandrien de l’art populaire, Willem Vermandere. Ce chanteur, musicien, artiste plasticien, écrivain et philosophe compte 85 printemps, dont une cinquantaine sur les planches. Mais il prenait l’an dernier une retraite bien méritée.
Luc Van den Hove (photo), qui dirige l’institut Imec de Louvain a également été distingué. Il a contribué au développement de l'institution de recherche au cours des dernières décennies. L’Imec est devenu un centre interuniversitaire de premier plan dans le domaine de la nanoélectronique et de la technologie numérique.
La 4e distinction honorifique a été attribuée à un duo : Simon Gronowski et Koenraad Tinel. Tous deux étaient enfants pendant la guerre. Mais alors que Gronowski devait porter à la manche une étoile jaune distinguant les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Tinel grandit dans une famille qui collaborait avec l’occupant allemand.
Simon Gronowski a perdu sa famille dans les camps de concentration. Koenraad Tinel n'a jamais pu accepter les souffrances que sa famille avait infligées aux Juifs. Soixante ans plus tard, ils sont néanmoins devenus les meilleurs amis du monde.
