La ministre flamande de la Culture Caroline Gennez a inscrit trois nouveaux éléments au patrimoine immatériel flamand. Il s’agit du travail du diamant, de la culture du pain et de l'apprentissage et l'utilisation du braille - le système d'écriture tactile à points saillants destiné aux personnes aveugles ou fortement malvoyantes.
La culture du pain, le braille et le travail du diamant inscrits au patrimoine immatériel flamand
Deux fois par an, des objets présentant un intérêt culturel peuvent être labellisés patrimoine immatériel. La liste comprend des éléments non matériels qui font partie de la culture flamande, tels que les connaissances, les coutumes, les usages, les pratiques et l'artisanat. La culture des fanfares, le dialecte de Hasselt et la réalisation d'un bilan annuel en briques Lego figurent déjà sur la liste.
Cette fois, le métier de diamantaire a reçu le titre officiel de patrimoine immatériel. L'initiateur et fondateur du Musée du diamant de Bruges, John Rosenhøj, a travaillé pendant deux ans sur un dossier à présenter à la Commission du patrimoine immatériel. "C'est une industrie difficile que tout le monde ne comprend pas".
En le faisant reconnaître comme patrimoine immatériel, l'industrie de la taille du diamant veut mettre en lumière la valeur de l'artisanat. Aujourd'hui, la Flandre compte encore environ 250 tailleurs de diamants en activité.
La Ligue Braille et le Musée de la Boulangerie ont également déposé des dossiers pour mettre en valeur leur secteur. Le braille est une écriture tactile destinée aux aveugles et aux malvoyants, reconnue dans le monde entier comme moyen de communication. La Ligue Braille s'engage en faveur de l'enseignement du braille. En le faisant reconnaître comme patrimoine, la Ligue vise à maintenir vivante l'écriture braille, de moins en moins répandue.
Le Musée de la Boulangerie et son Conseil de la Culture du Pain ont pour leur part voulu mettre en valeur la culture du pain en Flandre, qui est large et diversifiée.
