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Accord sur l'augmentation salariale des travailleurs du secteur des titres-services

Les partenaires sociaux ont conclu lundi soir un accord prévoyant une augmentation salariale pour tous les travailleurs du secteur des titres-services, ont annoncé la ministre flamande de l'Emploi Zuhal Demir et son homologue wallon Pierre-Yves Jeholet. L'augmentation de salaire brut compte pour le calcul d'une pension plus élevée, du pécule de vacances et de la prime de fin d'année. Sur l’euro d’augmentation du coût des titres-services, les travailleurs toucheront 77 cents.

Anne François Belga
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Concrètement, une aide-ménagère qui travaille 24 heures par semaine gagnera 552 euros nets supplémentaires par an. Plus de 134.000 aide-ménagères sont concernées par cette augmentation en Flandre et en Wallonie. L'accord prévoit une augmentation de 77 cents bruts de l'heure. Il a en outre un effet rétroactif à partir du 1er mars 2025. Chaque travailleur recevra également une prime de rattrapage unique de 208 euros nets en compensation pour le premier semestre écoulé.

Selon les syndicats, 77 cents bruts de l'heure constituent une augmentation de salaire de 6%. Pour un travailleur domestique moyen, cela représente 77 euros bruts en plus par mois, précise Issam Benali, secrétaire fédéral de l'ABVV/FGTB. "Cela représente tout de même plus de 900 euros bruts par an."

Du côté des employeurs, cette augmentation correspondra à une charge salariale totale de 1,30 euro. Les employeurs ont "mis la main à la poche" pour parvenir à cet accord, a affirmé la fédération patronale Federgon. La convention collective de travail a été signée lundi entre syndicats et employeurs après plus de deux ans de négociations. Ce préaccord avait déjà été conclu la semaine dernière, le 30 juin, après une médiation des ministres flamande et wallon de l'Emploi.

Pas pour la Région bruxelloise

L’accord ne concerne toutefois pas Bruxelles, cette Région n’ayant toujours pas de nouveau gouvernement en place et fonctionnant depuis plus d’un an en affaires courantes. Les syndicats ont demandé un avis juridique au service public fédéral Emploi en vertu du principe de non-discrimination des travailleurs.

"Après quatre ans sans accord sectoriel (hors indexation automatique), les partenaires sociaux ont trouvé un terrain d'entente permettant d'améliorer le pouvoir d'achat des travailleuses et travailleurs. Cet accord montre qu'il est possible de se parler, de se comprendre et d'agir ensemble dans l'intérêt du secteur", souligne Pierre-Yves Jeholet. "J'espère que la Région de Bruxelles-Capitale pourra rapidement rejoindre cette dynamique constructive, au bénéfice de toutes et tous."

"Quelque 552 euros de plus par an, c’est une belle somme", estime pour sa part la ministre Zuhal Demir. "Parce que le salaire moyen d’une femme de ménage s’élève actuellement à 1.455 euros par mois" pour quelqu’un qui travaille 24 heures par semaine.

La ministre Zuhal Demir (archives)

La fédération sectorielle Federgon a indiqué que la présence des autorités régionales à la table des négociations avait été décisive pour obtenir ce résultat et espère que l'accord tripartite deviendra la norme dans le secteur. "Un dialogue structurel entre les différentes autorités et les partenaires sociaux est indispensable dans un secteur où trois autorités déterminent chacune leur propre financement et leurs propres règles du jeu", estime Federgon.

Un accord existait déjà pour les travailleurs domestiques du secteur public et des services à domicile. S'y ajoutent désormais les secteurs privés flamand et wallon, où travaillent la grande majorité des aides domestiques.

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