Le gouvernement flamand a approuvé vendredi une note sur la réforme du contrôle technique des véhicules au nord du pays. À l'avenir, les garages certifiés seront également autorisés à contrôler les véhicules et la tarification sera variable, annonce la ministre régionale de la Mobilité, Annick De Ridder. L’inspection disparaitra pour les véhicules de seconde main.
En Flandre, les garages certifiés pourront bientôt effectuer aussi le contrôle technique
Le gouvernement flamand travaille à une réforme complète du contrôle technique. Celle-ci supprimera plusieurs règles. À l'avenir, les garages pourront être reconnus comme centres de contrôle technique. Les centres de contrôle technique continueront néanmoins d'exister. Une réserve cependant : les garages ne pourront pas effectuer le contrôle technique d’une voiture à laquelle ils ont eux-mêmes travaillé, "pour garantir l’objectivité".
Un prix fixe ne sera plus imposé, mais une fourchette de prix. Cela devrait encourager la concurrence, estime la ministre régionale de la Mobilité Annick De Ridder. Le prix maximum ne dépassera cependant pas le tarif actuel.
Le contrôle technique d'occasion sera supprimé : un certificat de contrôle technique valide suffira pour la vente. Le contrôle technique lors de l'installation d'une remorque sera également supprimé. Le Car Pass restera obligatoire, car il s'agit d'une compétence fédérale.
Contrôle tous les deux ans
À l'avenir, tous les véhicules ne devront plus être contrôlés que tous les deux ans. Seuls les modèles plus anciens, avec plus de 160.000 kilomètres au compteur, devront encore être contrôlés chaque année. Les fourgonnettes, les taxis, les ambulances et les véhicules agricoles auront également des délais plus longs.
Les centres de contrôle technique ne vérifieront plus si le véhicule est assuré. En cas de défaut majeur, le propriétaire disposera de deux mois pour effectuer un nouveau contrôle technique. Actuellement, ce délai est de deux semaines.
L'assouplissement des règles devrait être mis en place d'ici l'été 2026. Les mesures qui nécessitent un travail juridique sont attendues pour 2028.
Les acheteurs ont droit à une attestation récente
Elke Gelens du syndicat chrétien ACV Plus
Le syndicat chrétien ACV se pose certaines questions par rapport aux réformes annoncées. Il estime notamment que lors de l’achat d’un véhicule de seconde main, l’acquéreur a droit à une attestation de bon état récente et qu’une preuve de contrôle technique (qui peut donc dater de presque 2 ans) ne suffit pas.
Le syndicat émet aussi des réserves en matière de sécurité sur les routes, estimant qu’un contrôle technique tous les deux ans est trop peu pour des véhicules qui effectuent beaucoup de kilomètres.
