Plusieurs maires français de la "Région Sud" se déplacent actuellement à Anvers, mais aussi dans les villes de Gand et Deinze en Flandre orientale, pour y apprendre comment créer une infrastructure cyclable sécurisée. Car la Flandre est sur la bonne voie pour inciter davantage de citoyens à faire du vélo, grâce à la construction de pistes et de ponts cyclables. "Construisez des infrastructures cyclables sûres et les cyclistes viendront d'eux-mêmes. Les chiffres le prouvent", affirme le Gantois Patrick D’haese, ambassadeur du vélo en Flandre.
Des maires français viennent voir à Deinze et Gand comment aménager l'infrastructure pour inciter leurs citoyens à rouler à vélo
"Autrefois, ce sont les Pays-Bas et le Danemark qui montraient l’exemple en termes de politique cycliste, mais maintenant cela se passe aussi en Flandre", souligne l’ambassadeur du vélo Patrick D'haese. Ces dernières années, des autoroutes cyclables ont été aménagées ou complétées. On construit aussi davantage de ponts pour les vélos au-dessus d’autoroutes et de voies navigables.
"Cela permet aux cyclistes de se déplacer rapidement et en toute sécurité, ce qui encourage davantage de citoyens à rouler à vélo. Environ 20% de tous les déplacements pendant la semaine sont effectués à vélo en Flandre. Pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail, le pourcentage est même plus élevé : 22%".
À Gand, outre les rues cyclables, il existe également des ponts cyclables, des autoroutes cyclables vers Anvers et Courtrai et des passages souterrains.
Patrick D'haese, ambassadeur flamand du vélo
Les autoroutes pour vélos sont de véritables atouts, avant tout pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail. La F7 relie Gand à Courtrai et passe également par Deinze. Il existe aussi des cyclostrades entre Gand et Anvers, entre Gand et Bruges. Le réseau de liaisons rapides pour les deux-roues en Flandre est déjà bien touffu.
Plusieurs bourgmestres français de la "Région Sud" sont en visite actuellement à Anvers, Gand et Deinze (partiellement à vélo d'ailleurs!) pour y apprendre comment inciter leurs citoyens à prendre le vélo. "Ils ont réellement l’intention d’aménager les infrastructures comme nous l’avons fait", constate Patrick D’haese. "Ils nous demandent aussi des explications sur la manière dont nous gérons tout cela administrativement. Et à cet égard, la coopération entre tous les niveaux est essentielle. La Flandre, les provinces et les communes n'ont d'autre choix que de collaborer pour réaliser et financer les pistes cyclables".
Les ponts cyclables dans les villes de Gand et Deinze permettent aux vélos d’éviter les routes régionales très fréquentées. "Grâce au pont Annie Vande Wiele, au pont Zoë Borluut et au pont André Denys, nous avons déjà éliminé de nombreux maillons manquants dans les liaisons cyclables rapides et sûres", précise D’haese. Les pistes cyclables et les passages cyclables sous plusieurs ponts de Gand jouent également un rôle majeur.
Deinze se concentre avant tout sur la cyclostrade vers Gand, qui représente une voie plus sûre que la Chaussée de Gand (Gentsesteenweg) qui traverse la ville. Les écoliers en bénéficient tout particulièrement. Les employés de Deinze et des environs apprécient également beaucoup les ponts Jacques Rogge et Porte de Briel.
