Aissatou Doukoure (photo), l'ex-ambassadrice de Guinée en Belgique, a été arrêtée à Bruxelles le mois dernier à la suite d'un conflit familial, rapporte Het Laatste Nieuws ce jeudi, se basant sur des médias guinéens. Selon le quotidien flamand, une jeune fille de la famille n'aurait pas accepté de devoir retourner en Guinée et aurait été enfermée. Elle s’est rendue à la police. Les Affaires étrangères confirment l'arrestation de l'ex-ambassadrice le 16 juin dernier, sans donner davantage de détails.
L'arrestation d'une ex-ambassadrice de Guinée à Bruxelles crée des tensions diplomatiques
L'incident provoque des remous en Guinée. Le ministère guinéen des Affaires étrangères aurait exprimé son inquiétude dans une lettre adressée aux autorités belges le 25 juin, demandant des explications. Conakry regrette de ne pas avoir été informée de l'arrestation d'Aissatou Doukoure, affirmant que cette dernière bénéficie de l'immunité diplomatique.
C'est inexact, selon le service public fédéral Affaires étrangères, qui dit avoir été informé de la fin du mandat de l'ambassadrice par note verbale de l'ambassade le 27 novembre 2024. "Elle n'est actuellement plus ambassadrice auprès de notre pays. Après un délai raisonnable pour quitter la Belgique avec sa famille, le permis de séjour spécial de Mme Aissatou Doukoure et des membres de sa famille a été annulé (...)", a fait savoir ce jeudi le porte-parole des Affaires étrangères, Pierre Steverlynck.
Aissatou Doukoure ne bénéficie que de l'immunité dite fonctionnelle, c'est-à-dire l'immunité relative aux actes réalisés dans l'exercice de ses fonctions. "Cette immunité ne s'applique pas à cette affaire, qui semble concerner la vie privée de l'ancienne ambassadrice", précise-t-on. En outre, l'arrestation a eu lieu dans une résidence privée, qui n'est pas enregistrée auprès des autorités belges en tant que résidence officielle, précise le ministère des Affaires étrangères.
