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Il n’y aura pas de procès contre l’ex-mari d’Annie De Poortere : tous les faits sont prescrits

La chambre des mises en accusation de Gand a déclaré jeudi tous les faits prescrits dans le cadre du décès d'Annie De Poortere. Son mari de l'époque ne devra donc pas comparaître devant un tribunal pour faux en écriture. Les avocats de la famille de la victime envisage un pourvoi en cassation.

Eric Steffens Belga
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Annie De Poortere a disparu en novembre 1994, à Laethem-Saint-Martin. Le 27 avril 2024, des restes humains ont été découverts au hasard de travaux de construction effectués à proximité du lieu où résidait la victime. Son ex-conjoint, aujourd'hui âgé d'environ 80 ans, a alors été interpellé et interrogé.

Les proches de la disparue ont appris que le septuagénaire avait admis avoir enterré le corps, mais avait nié avoir tué Mme De Poortere. Selon lui son épouse se serait suicidée. Cependant les proches de la victime et plusieurs experts ont estimé que sa version n’était pas crédible.

Toutefois l’ex-mari n'était plus poursuivi pour meurtre, le délai de prescription légal étant dépassé, mais bien pour faux en écriture, pour avoir entamé une procédure civile en vue de faire reconnaître l'absence de sa femme alors qu'il savait qu'elle était morte.

La chambre des mises en accusation de Gand a décidé jeudi de considérer ce fait prescrit également.

Pourvoi en cassation ?

Stephen Schellinck, qui avec Jef Vermassen sont les avocats de la sœur d’Annie De Poortere, envisage un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre des mises en accusation selon laquelle tous les faits sont prescrits.

"C’est un coup dur de devoir constater que le droit et la justice ne coïncident pas dans cette affaire", déclare l’avocat.  

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