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Le professeur Djalali, avant son arrestation et des années d'emprisonnement

Le professeur Djalali transféré vers un lieu inconnu en Iran, la diplomatie belge tente de contacter Téhéran

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a exprimé ce mercredi son inquiétude au sujet d'Ahmadreza Djalali. L’urgentiste irano-suédois, qui a été professeur invité à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) et est emprisonné depuis de longues années en Iran, a une nouvelle fois été déplacé, vers un lieu inconnu. Amnesty International craint que les plans de Téhéran de le faire exécuter ne se concrétisent. L'ambassade de Belgique en Iran tente d'entrer en contact avec les autorités iraniennes à son sujet.

Anne François Belga
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Ahmadreza Djalali, de nationalité iranienne et suédoise, ancien professeur invité à la VUB, a été déplacé deux fois ces deux derniers jours, quittant la prison d'Evin pour un endroit inconnu. La prison, qui abrite de nombreux prisonniers politiques, a été bombardée lundi par les forces israéliennes. Amnesty International craint que l’urgentiste ne soit exécuté, le médecin ayant été condamné à mort en 2017.

"Il faut tout faire pour éviter l'irréparable", indiquait Maxime Prévot ce mercredi. Le ministre des Affaires étrangères a demandé à l'ambassadeur belge à Téhéran de prendre contact sans attendre avec son homologue suédois. L'ambassadeur tente également d'avoir un contact avec les autorités iraniennes à ce sujet.

Parallèlement, l'ambassadeur iranien à Bruxelles sera "approché à très court terme". D'"autres étapes" suivront dans les prochains jours. Le ministre parle de "différents canaux diplomatiques" utilisés pour faire pression sur Téhéran.

Ahmadreza Djalali a été arrêté le 25 avril 2016 à Téhéran, alors qu’il donnait une série de conférences en Iran. Les autorités iraniennes l’ont condamné à la peine de mort pour espionnage pour le compte d'Israël, il y a 9 ans, à la suite d'un procès que l'Europe considère comme inéquitable et fallacieux, sur base d'aveux extorqués sous la torture. Ce procès a été largement critiqué, notamment dans l’Union européenne et par les Nations Unies.

Davantage d'exécutions en Iran

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International avait déjà mis en garde contre la multiplication des exécutions en Iran. Le conflit avec Israël met le régime de l’Ayatollah Ali Khamenei sous pression. Des personnalités haut placées auraient appelé à appliquer plus rapidement la peine de mort.

L’Iran a arrêté ces derniers jours plusieurs personnes, en raison de "leur collaboration et leurs liens avec Israël". Selon Amnesty International, au moins deux hommes qui avaient été condamnés pour leurs liens supposés avec Israël auraient déjà été exécutés.

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