L'ancien commentateur sportif Eddy Snelders a été condamné lundi par le tribunal correctionnel d'Anvers à une peine de cinq ans de prison dont 42 mois avec sursis et dix ans de mise à disposition du tribunal de l'application des peines pour voyeurisme, exhibitionnisme et agression sexuelle sur sa voisine et sa belle-fille, alors mineure. Il s’agit de faits très graves et totalement répréhensibles", a déclaré le juge dans son verdict. "Il a fait passer ses propres désirs avant tout, sans tenir compte des conséquences que les victimes porteront à jamais."
Eddy Snelders condamné à 5 ans de prison avec sursis, pour des "faits graves et répréhensibles"
Eddy Snelders devait répondre de faits d’exhibitionnisme, de voyeurisme, d’attentat à la pudeur en public, de possession d’images d’abus sexuels sur mineurs et de l’agression de plusieurs femmes.
Il avait notamment caché une caméra dans la salle de bain de sa maison de vacances dans les Ardennes, où des amis et des membres de sa famille séjournaient régulièrement.
Il était présent en personne au tribunal pour entendre le prononcé de sa peine. Il est arrivé au tribunal ce matin, un peu avant 9 heures.
L'homme âgé de 66 ans a été par contre acquitté pour l'agression de sa femme de ménage et la possession d'images de violences sexuelles sur mineurs. Le sexagénaire devra également verser des dommages et intérêts substantiels à ses victimes. Snelders peut encore faire appel de la décision, une option qu’il compte examiner calmement dans les prochains jours avec son avocate. En principe, ils disposent de 30 jours pour introduire un recours.
"Il va poursuivre sa thérapie"
L’intéressé n’a pas fait de déclaration après le verdict et a quitté le tribunal par une porte dérobée. Son avocate, en revanche, s’est brièvement exprimée devant la presse : "Nous allons étudier nos options. Mon client a toujours reconnu sa grande part de responsabilité dans ce dossier. Nous allons voir comment il compte l’assumer par la suite".
Avec ce jugement, il devra passer un court moment en prison, ce qui est regrettable car cela entraînera l’interruption de la thérapie qu’il suit actuellement". Maître De Clerck insiste sur le fait que la thérapie sera poursuivie : "Cela a toujours été l’objectif. Il a entrepris cette thérapie de manière volontaire, et il va la continuer."
Le fait qu’il n’ait pas cherché d’aide après une condamnation antérieure a eu un poids important dans la sévérité de la peine. "C’est un constat regrettable", explique l’avocate. "S’il avait, à l’époque — dans les années 1970 — déjà trouvé le chemin vers l’aide psychologique, nous ne serions peut-être pas ici aujourd’hui. Mais il faut aussi être conscient que ce type d’aide n’existait pas encore à l’époque comme elle existe aujourd’hui."
Le soulagement des victimes
Quant auxs victimes d'Eddy Snelders, c’est avant tout un sentiment de soulagement qui domine, selon leurs différents avocats.
