Alors que les problèmes liés aux trottinettes et fatbikes électriques trafiqués se multiplient, la police ne dispose pas du matériel adéquat pour mesurer leur vitesse. "Un fournisseur de radars de vitesse doit obtenir quatre autorisations pour pouvoir livrer dans toute la Belgique", explique Lien Meurisse du Service public fédéral (SPF) Économie.
"Nos appareils sont dépassés" : les policiers impuissants face aux e-steps et fatbikes trafiqués
La police ne dispose pas du matériel adéquat pour mesurer la vitesse des trottinettes électriques et des fatbikes (vélos électriques à gros pneus) électriques trafiqués. Comme les appareils doivent être approuvés à la fois par les trois régions et par le gouvernement fédéral, les fabricants sont réticents à vendre ces dispositifs en Belgique.
Les trottinettes électriques font de plus en plus souvent parler d’elles négativement. Le nombre d’accidents (mortels) est en hausse, souvent dus à une vitesse excessive. La vitesse maximale autorisée est de 25 km/h, mais certains modèles atteignant jusqu’à 90 km/h sont disponibles sur Internet ou via des distributeurs peu scrupuleux.
Pour mesurer la vitesse de ces trottinettes ou fatbikes, la police utilise le même type de bancs de test (rollers) que pour les cyclomoteurs. Mais ces appareils sont obsolètes et inadaptés à la traction avant (électrique), déplore la police auprès de la VRT.
Un cadre réglementaire éclaté entre les différents niveaux de pouvoir
Un autre problème réside dans la réglementation particulièrement fragmentée, qui freine les fabricants dans leur volonté de proposer de nouveaux appareils en Belgique.
Les Régions flamande, wallonne et de Bruxelles-Capitale doivent chacune délivrer une approbation pour les curvomètres (utilisé pour tester la vitesse d’un véhicule sur place, généralement via un banc de test à rouleaux). Pour pouvoir proposer un appareil, un fabricant doit donc obtenir l’aval de quatre services différents, explique Lien Meurisse du SPF Économie.
Pour la même raison, la police ne dispose pas non plus de "speedguns" – ces radars portatifs qui permettent de constater les excès de vitesse de manière plus rapide et plus objective. Ces appareils sont pourtant couramment utilisés dans d’autres pays européens.

