Les donations successorales ont le vent en poupe : l’an dernier, les Flamands ont ainsi transmis près de 374 millions d’euros à leurs (petits-)enfants. C’est ce qui ressort des chiffres du fisc flamand, publiés dans le journal De Tijd. Grâce à ce mécanisme, un héritier peut transmettre, sans frais, une partie de l’héritage reçu à la génération suivante, à condition de le faire dans l’année suivant sa propre succession.
Un nombre record de Flamands utilisent la donation successorale gratuite pour transmettre leur héritage aux jeunes générations
Depuis septembre 2018, les Flamands peuvent transmettre une part de leur héritage à la génération suivante. Nous vivons de plus en plus longtemps, et héritons donc à un âge avancé. "Les personnes âgées ont souvent moins besoin de ces moyens financiers, tandis que la jeune génération en a justement besoin davantage", explique la députée flamande Katrien Schryvers (CD&V), à l’origine de la demande des chiffres à l’administration fiscale flamande.
Dans le cadre d’une donation successorale, un héritier peut transmettre gratuitement (une partie) de son héritage à ses enfants ou petits-enfants, sans devoir s’acquitter de droits de donation. Condition : effectuer cette transmission dans l’année qui suit la réception de l’héritage.
Un quart d’actes en plus
Ce mécanisme, en place depuis un peu plus de six ans, gagne du terrain en Flandre, selon les chiffres de l’administration fiscale flamande. En 2024, 2.212 personnes ont eu recours à une donation successorale, pour un total de près de 343,8 millions d’euros. C’est une hausse de près d’un quart par rapport à l’année précédente.
Ces donations peuvent porter aussi bien sur des liquidités que sur des biens immobiliers. En tout, 2.235 biens immobiliers ont été transmis via ce mécanisme. Le montant le plus faible déclaré est de 75 euros, le plus élevé atteint près de 3 millions d’euros. Le montant moyen s’élève à 169.000 euros.
Depuis l’introduction du système, 5.028 Flamands ont transmis leur héritage, pour un total de près de 1,5 milliard d’euros.
Donateurs âgés en moyenne de 73 ans
Selon Katrien Schryvers, l’intérêt principal de cette mesure est de permettre aux héritages — en tout ou en partie — de circuler sans frais vers les jeunes générations.
"C’est bon pour notre économie, et bon pour nos familles", affirme-t-elle. Les âges moyens des donateurs et des bénéficiaires confirment cet objectif : les personnes qui transmettent ont en moyenne 73 ans, celles qui reçoivent environ 43 ans.
