Aller au contenu principal
La centrale nucléaire de Doel, en Flandre orientale
Belgique
Defensie

Dès le 1er juillet la surveillance des sites nucléaires sera confiée aux militaires

Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Bernard Quintin et Theo Francken, ont signé ce mardi un protocole de coopération entre leurs deux départements pour assurer la surveillance des sites nucléaires belges dans les mois qui viennent. Le gouvernement fédéral veut ainsi libérer des agents de police, afin de les envoyer davantage sur le terrain.

Anne François Belga
Publié:

À partir du 1er juillet, des militaires assureront la sécurité des centrales nucléaires de Doel (Flandre orientale) et Tihange (province de Liège). Le 1er décembre, il en ira de même pour les installations nucléaires de Mol, Geel et Dessel en Flandre, et le 1er avril 2026 pour le site de Fleurus (Hainaut). Cet accord permettra de libérer de la capacité policière pour renforcer notamment la sécurité à Bruxelles.

Actuellement, la surveillance de ces sites est assurée par la DAB, direction de la sécurisation de la police fédérale, compétente également pour d'autres missions comme le transport des détenus vers les tribunaux. Mais les effectifs manquent et des inspecteurs sont mobilisés pour des tâches qui incomberaient à d'autres.

La centrale de Tihange sera, comme celle de Doel, sécurisée par des militaires dès le 1er juillet.

Vers un codex Défense

Dans son accord de Pâques, le gouvernement De Wever a convenu que la Défense, qui bénéficiera d'investissements massifs dès cette année, assurera la protection des sites nucléaires belges en appui de la police, comme ce fut le cas en 2016 - au lendemain des attaques terroristes à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek - lorsque des militaires patrouillaient en rue et surveillaient certains endroits sensibles.

Dans un délai de deux ans, ce sera la réserve territoriale que va créer le ministre Theo Francken qui prendra en charge la surveillance des sites nucléaires et peut-être d'autres lieux, comme certaines ambassades.

Le gouvernement devrait s'accorder d'ici la fin de cette année sur un "codex Défense", c’est-à-dire une législation qui définit un cadre d'engagement permettant aux militaires d'intervenir de manière autonome. Le texte sera soumis au Parlement l'an prochain. Entre 200 et 300 militaires seront déployés pour cette mission.

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5