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La ministre Crevits (au centre) lors d'une visite à l'Agence pour l'intégration civique

Dès l'automne, les néo-arrivants pourront commencer leur parcours d'accès à la citoyenneté avant leur arrivée en Flandre

Les travailleurs migrants ou les personnes arrivant en Flandre dans le cadre d'un regroupement familial pourront suivre dès l’automne une première partie de leur parcours d'accès à la citoyenneté dans leur pays d'origine. Le gouvernement flamand fait ainsi un premier pas vers l'intégration obligatoire depuis le pays d'origine prévue par l'accord de gouvernement régional et communautaire conclut par la N-VA, Vooruit et le CD&V.

Anne François Belga
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La décision date de vendredi, mais la ministre de l'Intégration Hilde Crevits l’a explicitée ce mardi dans plusieurs médias flamands. La partie du parcours d’accès à la citoyenneté que les néo-arrivants pourront déjà suivre dans leur pays d’origine aura la forme d'un cours d'orientation sociale, qui sera proposé de manière numérique à partir de l'automne prochain. Le paquet numérique sera envoyé aux candidats.

Des projets pilotes en la matière ont déjà été menés récemment, notamment au Maroc, au Liban et en Jordanie, et ont suscité des réactions positives, indique Hilde Crevits. "Les personnes qui arrivent en Flandre dans le cadre du regroupement familial ou de la migration économique sont souvent confrontées à des défis dans la pratique", a commenté la ministre de l’Intégration. Il peut s'agir de normes et de valeurs, mais aussi du fonctionnement du droit du travail ou de la législation sociale.

Le cursus est proposé aux néo-arrivants dès qu'ils introduisent leur demande de visa. Il est actuellement disponible dans 23 langues différentes. Un accompagnateur de parcours d'intégration suit les procès des néo-arrivants depuis la Flandre et peut répondre aux questions.

Les candidats ne reçoivent pas encore un cours d’intégration complet, car certaines demandes sont encore refusées. À leur arrivée en Flandre, le processus d'intégration se poursuit. La ministre Crevits estime que 15.000 nouveaux arrivants pourraient suivre ce cours chaque année.

Obligatoire à l’avenir ?

Actuellement, seules les personnes qui veulent venir en Flandre dans le cadre d'un regroupement familial ou pour travailler peuvent suivre une première partie du parcours d’intégration depuis leur pays d’origine. Ensemble, ces deux groupes représentent environ 60% de tous les immigrés en Flandre.

Pour les travailleurs migrants, le cours préparatoire qu’ils pourront suivre depuis leur pays portera sur des thèmes comme le droit du travail et la sécurité sociale. Dans le cas d’un regroupement familial, il y aura des chapitres spécifiques sur les soins de santé, l’enseignement et l’accès au marché du travail.

Le cours préparatoire n’est pas obligatoire, mais à terme il devrait le devenir. "Je ne trouve vraiment pas que cela rend l’intégration plus difficile. On peut attendre de nouveaux arrivants qu’ils se montrent intéressés par le pays où ils se rendent et qu’ils sont prêts à s’investir dans notre société", concluait Hilde Crevits.

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