La Belgique ratifiera le traité des Nations unies sur la haute mer ce lundi à Nice en France, lors de la troisième conférence de l'Onu sur l'océan. C’est ce qu’avait annoncé jeudi la ministre fédérale Annelies Verlinden, compétente pour la mer du Nord, qui tentera aussi d’obtenir l’installation en Belgique du nouveau secrétariat international pour ce traité.
Océans: la Belgique ratifie ce lundi le traité des Nations unies sur la haute mer
Le traité historique sur la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, en haute mer - connu sous le sigle anglais BBNJ, pour Marine Biodiversity of Areas Beyond National Jurisdiction -, avait été adopté mi-2023 à New York sous l'égide des Nations unies après deux décennies de négociations. Au 5 juin, sur 116 signataires, 30 pays (dont plusieurs États membres de l'Union européenne mais pas encore la Belgique) avaient ratifié ce texte qui requiert néanmoins 60 ratifications pour entrer en vigueur. Le président français Emmanuel Macron a déjà annoncé vouloir passer ce cap durant la conférence à Nice, qui a lieu du 9 au 13 juin.
Les chefs d’Etat et de gouvernement y discuteront d’une meilleur protection des océans. Cette dernière est essentielle pour conserver les bienfaits de la biodiversité marine, allant du stockage de l’oxygène et du CO2 à la régulation de la chaleur pour la planète et la fabrication de nouveaux médicaments. Il sera également question d’une possible exploitation minière en haute mer.
Le ministre fédéral du Climat Jean-Luc Crucke y sera présent pour la Belgique les 11 et 12 juin. La ministre de la mer du Nord, Annelies Verlinden, a annoncé que la Belgique ratifiera officiellement l'accord ce lundi 9 juin. Une manière de "réaffirmer son engagement en faveur d'un océan sain", assure-t-elle, indiquant que le pays a un "rôle pionner" en matière de diplomatie internationale des océans et de protection face au réchauffement, à la surpêche et à la pollution".
Secrétariat de l’Océan à Bruxelles ?
Notre pays est d'ailleurs candidat pour accueillir le secrétariat de traité BBNJ à Bruxelles, a encore annoncé la ministre Verlinden. Dès que 60 des 116 pays signataires auront ratifié le traité, il entrera en vigueur 120 jours plus tard.
Endéans un an, il faudra alors organiser le premier sommet des Nations unies sur l’Océan, comme il en existe un pour le climat et la biodiversité (COP). "Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on pourra décider où installer le secrétariat pour le traité", indiquait à VRT NWS Ruth-Marie Henckes de Greenpeace Belgique.
Pour obtenir ce secrétariat, Bruxelles devra faire concurrence à Valparaiso au Chili. "Bruxelles peut devenir le cœur battant de la diplomatie internationale sur les océans", estime Willem van de Voorde, envoyé spécial de la Belgique pour le climat et l’environnement. "Notre capitale est prête à accueillir le secrétariat qui coordonnera la mise en œuvre du traité dans le monde".
