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Le tableau "Débris" datant de 1900

Un tableau encore inconnu de James Ensor refait surface après 125 ans

Une toile jusqu'alors inconnue du peintre ostendais James Ensor (1860-1949) a récemment refait surface, 125 ans après sa création, a annoncé la maison de vente bruxelloise Arenberg Auctions. L'œuvre sera vendue aux enchères la semaine prochaine, en même temps que des tableaux de Magritte, Delvaux et Dali.

Anne François Belga
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Il s'agit d'un portrait de la mère de l'artiste, Marie Louise Cathérine Haegheman (1835-1915), lorsqu’elle avait 65 ans. Le tableau est daté de l'année 1900 et a été authentifié par le Ensor Advisory Committee. Intitulée "Débris" (en français), l'œuvre est restée entre les mains d'une même famille pendant plusieurs générations.

James Ensor se rendait régulièrement au petit magasin de fournitures de peinture tenu par une certaine Anna Roose. Le maître des masques et des squelettes grimaçants lui a offert ou vendu le tableau, alors que les relations entre celui qui composait aussi de la musique et sa mère étaient tumultueuses, précise la maison de vente bruxelloise.

Le portrait de la jeune femme qui se trouve derrière la mère d'Ensor existe effectivement

La mère d’Ensor pose à côté d'un vase chinois et, derrière elle on aperçoit au mur un cadre avec une toile représentant une jeune femme. Ce tableau existe bel et bien et trônait autrefois dans le salon de la famille Ensor. Le public peut aujourd'hui l'admirer à la Maison de James Ensor à Ostende (Flandre occidentale), un musée installé dans la demeure où le peintre vécut et travailla jusqu'à sa mort en 1949.

La toile qui a réapparu porte au dos non seulement le titre peu flatteur de "Débris", mais aussi le nom d’Ensor et l’adresse Rue de Flandre 27 à Ostende, qui était celle de l’artiste et du musée actuel (photo).

Pris de départ : 80.000 euros

"Débris" sera mis aux enchères par Arenberg Auctions entre le 12 et le 14 juin à partir de 80.000 euros. "L’année anniversaire d’Ensor est passée, mais il est remarquable que ce portrait réapparaisse maintenant", estime Jeroen Luyckx, expert de la maison de vente. "Le fait qu’il s’agisse d’un portrait très personnel en fait un ajout important à l’œuvre d’Ensor".

D'autres œuvres du baron James Ensor, ainsi que des peintres belges Paul Delvaux, René Magritte et Léon Spilliaert seront également présentées aux enchères. A côté de toiles de l’Espagnol Salvator Dali. Les prix de départ varient entre 100 et 100.000 euros.

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