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Le centre logistique européen de Nike, à Laakdal/Ham

Pas de licenciement collectif chez Nike à Laakdal/Ham, mais l'équipe du week-end sera réduite

Le géant américain du vêtement de sport Nike prévoit de réduire le travail du week-end dans son centre logistique européen (European Logistics Campus, ELC) situé à la frontière entre Laakdal (province anversoise) et Ham. Quelque 155 employés se verront proposer un autre horaire de travail. L'annonce a été faite ce jeudi aux syndicats lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Il n’est donc pas question de licenciement collectif, qui était craint par le personnel. "Tous ceux qui veulent rester chez Nike pourront le faire", indiquent les syndicats.

Anne François Belga
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Il n'est donc pas question de licenciement collectif, a précisé Eric Vuchelen, du syndicat libéral ACLVB (CGSLB). "Les 155 travailleurs concernés recevront différentes propositions, mais tous ceux qui souhaitent rester chez Nike pourront le faire", a-t-il assuré. Quelque 600 personnes travaillent actuellement le week-end chez Nike à Laakdal.

Selon les informations communiquées aux représentants syndicaux, cette décision serait motivée par une charge de travail insuffisante le week-end, combinée à un coût salarial plus élevé les samedis et dimanches. Le représentant syndical n'a pas souhaité préciser les différentes options offertes aux travailleurs concernés.

Le centre de distribution, situé à la frontière entre Laakdal (Anvers) et Ham (Limbourg), emploie environ 5.000 personnes. Il est destiné à la fois au commerce électronique et à l'approvisionnement de détaillants et de grossistes dans des dizaines de pays en Europe et en Asie. L'ELC est considéré comme le plus grand employeur de la région de Campine.

Difficultés chez Nike

Nike traverse actuellement une phase difficile. Ses derniers résultats trimestriels font état d'une baisse du chiffre d'affaires et des bénéfices, sans perspective d'amélioration à court terme. La marque souffre d'une concurrence accrue et tente de se réinventer sous l'impulsion de son nouveau CEO, Elliott Hill.

Selon Gino Van Ossel, expert du commerce de détail et professeur de marketing à la Vlerick Business School, Nike a pris congé de nombreuses chaines de magasins qui vendent une variété de marques. Ce qui a fait chuter son chiffre d’affaires. La marque serait aussi restée trop longtemps fidèle à son modèle classique de chaussures, alors que des marques plus à la mode ont fait leur apparition.

Par ailleurs, les droits de douane à l'importation pèsent sur les résultats du groupe, dont plusieurs usines sont situées en Chine et au Mexique. En Belgique, Nike fait aussi face à une réclamation fiscale de 1,5 milliard d'euros, actuellement contestée devant les tribunaux.

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