La commune brabançonne flamande de Dilbeek durcit les conditions pour percevoir ou conserver un revenu d’intégration. Les personnes allophones qui effectuent une demande l’allocations doivent améliorer leurs connaissances du néerlandais, sans quoi elles risquent de ne pas recevoir de revenu d’intégration, ou de le perdre. "C’est toujours lié à une volonté de travailler. Il est difficile pour les personnes qui ne parlent et ne comprennent pas le néerlandais d’obtenir un emploi", indique l’échevin David Defreyne (N-VA LvBurgemeester).
Dilbeek fait dépendre l'octroi du revenu d'intégration de l'apprentissage du néerlandais
La commune de Dilbeek (Brabant flamand) a décidé de lier l’octroi d’un revenu d’intégration à la maîtrise du néerlandais et la volonté de travailler. "Nous n’introduisons pas une nouvelle mesure, mais nous durcissons les conditions d’octroi", précise l’échevin Defreyne. "Les personnes qui reçoivent un revenu d’intégration doivent prouver leur volonté de trouver du travail. Et dans notre région le néerlandais est tout simplement essentiel pour obtenir un emploi. C’est pourquoi nous prévenons très clairement qu’il y aura des sanctions pour les bénéficiaires d’allocations qui ne veulent pas apprendre le néerlandais".
Il s’agit de sanctions qui sont déjà prévues par la législation. "Nous pouvons suspendre temporairement l’octroi du revenu d’intégration, ou y mettre totalement fin", précise David Defreyne. "Cela se fait actuellement déjà, par exemple lorsque les accords concernant une trajectoire ne sont pas respectés. Nous analyserons bien entendu chaque dossier individuellement”.
La décision de la commune de Dilbeek fait aussi suite à une mesure annoncée par le gouvernement fédéral. "D’ici peu, l’octroi d’allocations de chômage sera limité dans le temps", rappelle l’échevin. "Ce qui signifie que davantage de personnes vont se tourner vers les Centres publics d’aide sociale pour obtenir un revenu d’intégration. Nous voulons anticiper cela avec une série de directives claires. Nous pourrons ainsi mettre au travail autant de personnes que possible dans notre région".
