Au cours de l’année écoulée, la Flandre occidentale s’est montrée plus sévère face à l'usage du téléphone au volant. Depuis juin 2024, les conducteurs pris sur le fait se voient en effet retirer leur permis de conduire pendant 15 jours. Ils peuvent écoper d'une citation à comparaître devant le tribunal de police. Ou un accord à l'amiable peut également être conclu, avec un montant de 245,10 euros à payer. Au total, 3.589 retraits de permis ont été recensés en un an.
Près de 3.600 retraits de permis de conduire pour usage du téléphone au volant en Flandre occidentale
Le 1er juin 2024, une mesure entrait en vigueur en Flandre occidentale permettant le retrait immédiat du permis aux conducteurs pris en flagrant délit alors qu’ils utilisaient leur GSM au volant. En l’espace d’un an, près de 3.600 permis ont ainsi été retirés, ce qui correspond presque au retrait de 10 permis par jour.
"L'usage du téléphone au volant est l'une des principales causes des accidents de la route", a souligné le parquet de Flandre occidentale. Les conducteurs ne contrôlent plus leur vitesse et réagissent plus lentement, augmentant le risque de tête-à-queue et d'autres types d'accidents.
Quelque 1.413 dossiers ont été transférés au tribunal de police. "Une mesure forte est nécessaire pour changer les mentalités et renforcer la sécurité sur les routes", souligne le procureur du roi Filiep Jodts. "Les conducteurs doivent se rendre compte qu'il ne s'agit pas seulement de protéger leur vie, mais aussi celle des autres, qu'ils mettent en danger lorsqu'ils se comportent ainsi sur la route."
Le nombre de conducteurs pris en flagrant délit étant très important, il n’a plus été possible de les traduire tous en justice. Ce n’est plus le cas que pour les conducteurs qui présentent d’autres infractions, comme l’absence d’un permis de conduire. Pour les autres, un accord à l’amiable est conclu, le conducteur payant immédiatement un montant de 245 euros.
En Wallonie, utiliser son téléphone au volant sans qu'il soit fixé dans un support adapté constitue une infraction du 3e degré, passible d'une amende de 174 euros (avec perception immédiate).
