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Près de deux fois plus de garçons que de filles profitent du jeu en extérieur.

En Flandre, le nombre d'enfants qui jouent dehors a chuté de 28 % en cinq ans, un phénomène préoccupant

Le nombre d’enfants qui jouent dehors a diminué de 28 % en cinq ans. Ce sont surtout les filles à partir de 12 ans qui jouent beaucoup moins souvent à l’extérieur. C’est ce qui ressort de la nouvelle étude sur le jeu en plein air menée par l’organisation Kind & Samenleving. "Nous devons investir dans davantage d’espaces de jeu en plein air et de lieux de rencontre pour les jeunes", a déclaré Melissa Depraetere (Vooruit), ministre flamande de la Jeunesse.

Eric Steffens
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"Aujourd’hui, nous testons la 'fameuse norme de la glace' ", explique Tine Bergiers, présidente de l’association Goe Gespeeld!, un réseau qui défend le droit au jeu pour les enfants et les jeunes.

"Les enfants partent en mangeant une glace en chemin. Lorsqu’ils arrivent sur l’aire de jeu, ils notent la taille de la glace qu’il leur reste. Cela donne une indication de la distance du terrain de jeu. Ce n’est pas une science exacte, mais une manière ludique pour les enfants et les parents de tirer la sonnette d’alarme quand il y a peu ou pas d’endroits accessibles pour jouer dans le quartier. "

Jouer dehors, une activité de moins en moins populaire

Pour l’étude sur le jeu en plein air (Buitenspeelonderzoek), commandée par le département Jeunesse du gouvernement flamand, 4.626 enfants ont été comptabilisés dans 24 quartiers, dont 3.200 étaient en train de jouer. "Le jeu en extérieur est en net recul", conclut l’étude. "En cinq ans, le nombre d’enfants qui jouent dehors a chuté de 28,3 %. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour leur bien-être."

L’étude s’est basée sur un "indice de jeu", explique Johan Meire, coordinateur de la recherche chez Kind & Samenleving. "Il s’agit du rapport entre le nombre d’enfants observés en train de jouer dans le quartier pendant dix rondes d’observation et le nombre d’enfants y résidant selon les données démographiques."

En 16 ans, l’indice de jeu a été divisé par plus de deux. "Si l’on prend un quartier comptant 100 enfants, nous y observions 75 enfants jouant dehors en 2008, encore 47 en 2019, et seulement 34 en 2024. Une baisse constante et linéaire."

Une grande différence entre filles et garçons

Un autre constat important est l’absence marquée des préadolescentes. Dans presque tous les quartiers, les filles âgées de 12 à 14 ans étaient très peu présentes dans l’espace public, souligne Johan Meire.

"Au total, nous avons observé 38 % de filles contre 62 % de garçons. Mais ce déséquilibre entre les genres s’accentue avec l’âge des enfants. Chez les tout-petits, la proportion est presque égale, mais chez les préadolescents de 12 à 14 ans, les filles ne représentent plus que 27 % du groupe."

Le terrain de football et le terrain de basket du quartier restent des espaces de jeu majeurs. "Et c’est là que le bât blesse", explique Johan Meire. "Dans toute l’étude, nous avons comptabilisé 88 % de garçons et seulement 12 % de filles sur les installations sportives. C’est une énorme différence, et il n’existe pas d’équivalent féminin."

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Les enfants testent la “fameuse norme de la glace"

"Les garçons plus âgés se déplacent du terrain de jeu de proximité vers un terrain de sport ou un skatepark. Cependant, les filles, encore présentes aux côtés des garçons durant la petite enfance, se font beaucoup plus rares dans l’espace public à mesure qu’elles grandissent".

Davantage d’espaces de jeu en plein air

Le plan stratégique flamand pour la jeunesse et les droits de l’enfant inscrit "l’espace pour être jeune" comme une priorité politique, mais la ministre Melissa Depraetere souhaite investir davantage dans les espaces de jeu extérieurs et offrir un environnement de vie sûr aux enfants et aux jeunes.

Ces chiffres m’inquiètent profondément en tant que ministre.

Melissa Depraetere (Vooruit), ministre flamande de la Jeunesse.

"Durant la pandémie de Covid, nous avons une fois de plus constaté à quel point il est important que les enfants puissent jouer dehors. Ce n’est pas seulement bénéfique pour leur développement, mais aussi pour leur bien-être mental", déclare Melissa Depraetere.

"Le fait que le nombre d’enfants jouant à l’extérieur ait tellement chuté ces dernières années me préoccupe énormément en tant que ministre. C’est pourquoi je tiens à ce que nous mettions un accent particulier, durant cette législature, sur l’importance du jeu en plein air. Pour que chaque enfant puisse s’amuser dans son quartier."

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