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La princesse Elisabeth étudie depuis bientôt un an à l'Université Harvard

Le Palais royal analyse l'impact des sanctions contre l'université Harvard pour la princesse Élisabeth

La fille ainée du roi Philippe et de la reine Mathilde, la princesse Elisabeth, n'est pas certaine de poursuivre son cursus à la prestigieuse université américaine Harvard, après la décision de l'administration Trump d'interdire l'inscription d'étudiants étrangers dans l'établissement. "L'impact de cette décision ne sera plus clair que dans les jours ou les semaines à venir. Nous examinons actuellement la situation", a déclaré ce vendredi un porte-parole du Palais.

Anne François Belga
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La princesse héritière a entamé un master de deux ans en politiques publiques à la Harvard Kennedy School en septembre 2024. Elle vient de passer la session d’examens et d'achever sa première année d'études, selon le Palais.

Jeudi, la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé le retrait de la certification Sevis (Student and Exchange Visitor Information System) de l'université de Harvard. Cette décision interdit à l'institution d'inscrire de nouveaux étudiants internationaux pour l'année académique 2025-2026.

Elle ne concernerait que les étudiants inscrits, et non les étudiants en échange. Kristi Noem a toutefois précisé que l'université d'Harvard pourrait à nouveau inscrire des étudiants étrangers si elle fournit une vaste série de documents relatifs aux étudiants étrangers, notamment tous les enregistrements audio et vidéo les impliquant dans des manifestations ou des activités jugées dangereuses sur le campus.

Harvard accueille actuellement quelque 6.700 étudiants internationaux, soit plus d'un quart de son corps étudiant.

Le Palais royal a indiqué vouloir analyser la situation avant de prendre une décision sur la poursuite des études de la princesse Elisabeth. Celle-ci rentrera cet été de toute façon en Belgique, notamment pour assister aux cérémonies de la Fête nationale le 21 juillet, précise le Palais.

Les étudiants en échange pas concernés ?

Les conséquences de l'ultimatum de l'administration Trump sur les étudiants étrangers à Harvard restent toutefois floues. Le communiqué officiel ne mentionne pour l'instant que les étudiants inscrits, et non ceux en échange, précise l'Université de Namur. Les universités belges concernées par ce type d’échange assurent suivre la situation de près.

"Nous ne savons pas encore précisément quels étudiants seront concernés par cette décision. Nous attendons des éclaircissements de la part de Harvard, qui envisage apparemment d'introduire un recours", a indiqué Didier Moreau, responsable presse de l'Université de Liège. L'UNamur va de son côté prendre contact avec ses deux étudiantes concernées pour les accompagner.

Les universités francophones ULB, ULiège et UCLouvain précisent ne pas avoir de partenariat spécifique de mobilité étudiante avec Harvard. 'Une telle mesure, si elle devait réellement entrer en vigueur, n'aurait sans doute pas d'impact immédiat, mais pourrait affecter les collaborations scientifiques à moyen terme", estime Marius Gilbert, vice-recteur de l'ULB à la recherche et à la valorisation.

À la KU Leuven, cinq étudiants suivent actuellement un cursus à Harvard, a confirmé l'université flamande ce vendredi.

Le Conseil des rectrices et recteurs francophones (CRef) s'est dit préoccupé par la révocation du programme Sevis (Student and Exchange Visitor Information System) à Harvard. Ce programme est le principal système par lequel les étudiants étrangers sont autorisés à étudier aux États-Unis. "Le CRef constate que l'autorité politique fédérale des États-Unis amplifie ses ingérences dans la liberté académique en menaçant cette fois la liberté de circulation des étudiants, l'un de ses éléments essentiels."

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