La commission Enseignement du Parlement flamand a approuvé jeudi un projet de décret qui interdit aux élèves de l’enseignement néerlandophone maternel, primaire et des deux premiers degrés du secondaire l'utilisation d'un téléphone portable ou tout autre appareil connecté à l'école. Hormis certaines exceptions. La ministre flamande de l’Enseignement Zuhal Demir, à la base de ce décret, espère ainsi améliorer la concentration, la qualité d’apprentissage et les résultats scolaires des élèves.
L'interdiction des smartphones dans les écoles a été votée en commission du Parlement flamand
La mesure, qui sera effective dès la prochaine rentrée scolaire en septembe, s'appliquera à tout l'enseignement fondamental (maternel et primaire), ainsi que jusqu'à la fin de la 4e secondaire (soit les deux premiers degrés du secondaire). Pour le dernier degré du secondaire, chaque école pourra toutefois décider pour elle-même comment elle veut gérer l’utilisation du smartphone par ses élèves.
La ministre de l'Education Zuhal Demir soulignait en décembre dernier - à la suite de la décision du gouvernement flamand - que la mesure de déconnexion vise à améliorer la concentration des élèves, ainsi que le climat scolaire.
L'objectif est aussi d'encourager les élèves à être plus actifs durant les pauses et de renforcer la protection de la vie privée des enseignants.
Quelques exceptions
Des exceptions à la règle seront néanmoins autorisées à des fins éducatives spécifiques, comme l’apprentissage de l’utilisation des médias et des nouvelles technologies. Les élèves à besoins spécifiques et les élèves qui ont besoin de leur smartphone pour des raisons médicales pourront aussi bénéficier d’une exception.
Les écoles devront déterminer elles-mêmes les sanctions pour les élèves qui utilisent quand même leur smartphone. Pour les activités extra-scolaires, il reviendra aux écoles concernées d’interdire elles-mêmes les appareils.
La Fédération Wallonie-Bruxelles s'est dotée en février dernier d'une législation plus ou moins similaire. Elle pousse néanmoins l’interdiction jusqu’en 6e secondaire, avec des exceptions prévues. Cette législation sera aussi d'application dès la rentrée prochaine.

