En raison des activités humaines comme la navigation maritime, la construction de parcs éoliens, les études géophysiques, le désamorçage d'engins explosifs ou l'extraction de sable, le bruit sous-marin ne fait qu'augmenter ces dernières années. A l'occasion de la Journée internationale de la mer du Nord, le service public fédéral Mobilité et celui de Santé publique ont lancé jeudi une campagne de sensibilisation du grand public à cette pollution sonore croissante. Les bruits peuvent affecter les mammifères marins, les poissons et même les invertébrés.
Une campagne de sensibilisation contre la pollution sonore en mer du Nord vient d'être lancée
La mer du Nord est l'une des plus fréquentées au monde, soulignent les deux administrations fédérales. Les ondes sonores se propagent plus rapidement et plus loin sous l'eau que dans l'air, ce qui permet au bruit de se diffuser sur de grandes distances. Ceci affecte l'audition et le comportement des espèces marines, pour lesquelles le son est essentiel à la communication, l'orientation et la reproduction. Dans certains cas, le bruit peut même les blesser ou les tuer, avertissent-elles.
La campagne de sensibilisation, disponible sur le site internet www.bruitsousmarin.be , a été développée par la Direction générale Navigation du service public fédéral Mobilité et Transports et le Service Milieu marin du service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, en collaboration avec l'Institut flamand de la mer. Elle met en avant l'importance de mesures visant à limiter la pollution sonore, comme l'utilisation de navires plus silencieux, de technologies modernes et de techniques d'atténuation du bruit lors des travaux en mer.
Parmi les solutions possibles, on retrouve aussi une infrastructure navale plus efficace, avec par exemple des hélices plus silencieuses, le maintien d'hélices propres et équilibrées et le passage à la propulsion électrique. Autant de mesures qui devraient également contribuer à réduire la pollution atmosphérique. Un cadre réglementaire plus strict est également proposé, dans le prolongement des valeurs-seuils pour les bruits sous-marins fixés par la Commission européenne.
