Aller au contenu principal

La Flandre appelle l’UE à recentrer ses priorités sur la sécurité et la compétitivité

Le gouvernement flamand (N-VA, Vooruit, CD&V) appelle l'Union européenne à se concentrer sur la sécurité et la compétitivité. Telles sont les conclusions d'une note d'orientation sur l'avenir de l'UE présentée mercredi par le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA).

Eric Steffens Belga
Publié:

L'UE doit en revenir à l'essentiel: protéger notre sécurité et consolider notre compétitivité, tout en respectant la spécificité des États membres", a affirmé le nationaliste flamand.

Le gouvernement flamand plaide en faveur d'une politique européenne plus stricte en matière de migration. La "migration illégale" doit être traitée avec fermeté. Les pays qui ne sont pas membres de l'UE mais qui souhaitent coopérer devraient dès à présent collaborer pour reprendre les "migrants illégaux".

En matière de défense, son équipe souhaite une plus grande coopération européenne, sans calquer l'OTAN. L'accent doit être mis sur les investissements communs dans la recherche en matière de défense, la production d'armes et la lutte contre les cyberattaques.

La priorité absolue est le projet économique

La priorité absolue du gouvernement flamand est le projet économique. Le FMI a calculé que les barrières commerciales internes pour les marchandises au sein de l'UE sont comparables à un droit de douane de 45%, et même de 110% pour les services. Le gouvernement flamand demande à la Commission européenne de supprimer ces barrières.

"Nous pouvons être très en colère contre les droits de douane du président américain Donald Trump, mais il faut bien voir que la véritable menace se trouve chez nous, et qu'il y a encore une quantité extraordinaire de travail à faire sur ce marché unique", souligne M. Diependaele. "Nous pouvons encore réaliser une croissance économique très importante sans avoir besoin de Trump ou de la Chine."

En outre, les politiques environnementales et climatiques doivent être "plus réalistes", selon l'exécutif flamand. Par exemple, les règles ne devraient pas imposer des technologies spécifiques mais laisser la place à des solutions réalisables. Les réductions annuelles de CO2 imposées à l'industrie lourde sont "techniquement et économiquement irréalisables", selon Matthias Diependaele.

"La paix par la coopération économique"

"La déclaration Schuman a 75 ans cette année", rappelle M. Diependaele dans un communiqué. "Le message lancé à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) reste d'actualité: la paix par la coopération économique. Le gouvernement flamand demande de renouer avec cet objectif. Aujourd'hui, cela signifie approfondir le marché intérieur, transformer l'innovation en emplois, et une politique climatique qui soutient notre industrie, au lieu de la faire fuir".

Les ministres flamands réclament aussi plus de poids dans les processus de décision européen, eux qui siègent déjà dans certaines réunions du Conseil de l'UE. En vertu du principe de subsidiarité, l'exécutif flamand s'oppose à toute extension des compétences européennes en matière d'éducation et de culture. "Une UE qui se concentre sur ses tâches principales est une UE qui travaille pour les Flamands", conclut le ministre-président.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5