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Les militants bloquaient depuis ce mardi matin l'entrée du rectorat de l'Université de Gand

Des militants pro-Palestine bloquent l'entrée du rectorat de l'Université de Gand

Un groupe d'environ 80 activistes pro-palestiniens bloque ce mardi matin le rectorat de l'Université de Gand (UGent). L'entrée principale du bâtiment universitaire a été barricadée avec des barrières de chantier. Des drapeaux palestiniens et des palettes ont également été posés, afin que ni le personnel ni les étudiants ne puissent passer. Les militants réclament que les universités belges rompent tous les liens de collaboration avec des institutions israéliennes. Entretemps, un huissier est venu constater l’occupation et l’Université pourrait demander à un juge de faire évacuer tous les militants.

Belga
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L'action fait suite à une occupation étudiante antérieure et entre dans le cadre d'une vaste campagne pour exiger des universités, en l'occurrence l'UGent, qu'elles rompent tout lien avec des universités et entreprises israéliennes. La police locale s'est rendue sur place. Une cinquantaine d'activistes occupent les espaces intérieur et extérieur du rectorat.

Selon les militants, des institutions telles que l'Université de Gand (Flandre orientale) continuent de collaborer avec des partenaires israéliens impliqués dans des violations des droits humains à Gaza. Ils affirment que les universités israéliennes ne sont pas neutres mais au contraire bien actives dans la guerre menée dans l'enclave palestinienne, que ce soit par des technologies militaires, une légitimation juridique du conflit ou encore en termes de connaissances économiques de l'occupation.

La collaboration avec de telles institutions est dès lors qualifiée de "complicité". L’an dernier, le bâtiment UFO près du rectorat avait été occupé pendant plusieurs mois par des militants ayant les mêmes revendications. Des discussions avec la direction de l'université avaient finalement mis fin au blocage, l'université promettant de rompre la plupart des collaborations décriées. Pour les activistes, cette promesse n'a pas été suffisamment tenue.

L'université argue de son côté que la coupure de liens académiques internationaux est un processus qui prend du temps, qui a des implications juridiques et dépend d'un accord européen. Les militants s'inquiètent cependant d'un manque de conséquences visibles sur le terrain et exigent une action plus rapide, ainsi qu'un boycott académique généralisé tant que la guerre à Gaza perdure.

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