De l’analyse de l’effet de la microgravité sur la croissance du maïs à l’étude de la capacité d’une moisissure à se régénérer après dessiccation, en passant par le développement d’une plateforme de capteurs quantiques à base de (nano)diamants pour étudier la microgravité: voici les trois expériences belges déjà choisies que l’astronaute Raphaël Liégeois mènera à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
Voici les 3 expériences scientifiques belges sélectionnées pour la mission spatiale de Raphaël Liégeois
Fin 2026, l'astronaute belge de l'agence spatiale européenne (ESA) Raphaël Liégeois embarquera pour sa première mission spatiale. Pour cette mission, 29 projets belges ont été proposés afin d’être menés à bord. Le SPP Politique scientifique fédérale (BELSPO), avec le soutien de l'ESA, a sélectionné, pour l'instant, trois expériences scientifiques belges qui seront menées à bord de la Station spatiale internationale (ISS) lors de cette mission.
Raphaël Liégeois mènera de nombreuses expériences européennes, auxquelles participent également des équipes belges, à bord de l'ISS. À ces activités s'ajouteront donc trois projets belges : ASTROMY, BeBlob et OSCAR-BLINQ.
Voici les 3 expériences
ASTROMY (proposé par le VIB-UGent). Cette expérience vise à analyser comment la microgravité influence la croissance du maïs, en étudiant les mécanismes génétiques qui régulent le développement des cellules de la partie aérienne de la plante. L’objectif est d’approfondir nos connaissances sur les effets des missions spatiales sur les végétaux et de contribuer au développement de systèmes permettant les longs voyages dans l’espace. Cette recherche est également précieuse sur Terre, car elle permet de mieux comprendre comment les plantes peuvent pousser dans des conditions extrêmes et comment rendre nos cultures plus résistantes face aux changements climatiques.
Beblob, (proposé par l'Université de Namur). Cette expérience se concentrera sur la Physarum polycephalum, une moisissure visqueuse exceptionnellement résistante aux conditions extrêmes. Il s'agira d'examiner la capacité de cet organisme unicellulaire à se régénérer après s'être desséché et avoir été exposé aux radiations spatiales et d'ainsi mieux comprendre les mécanismes de réparation de l'ADN et la réponse cellulaire au stress. Ces connaissances pourront ensuite être appliquées en biotechnologie et en médecine.
OSCAR-BLINQ (proposé par l’UHasselt, l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale et l’UCLouvain). Cette expérience vise à développer une plateforme équipée de capteurs quantiques à base de (nano)diamants pour étudier les réactions chimiques en microgravité. En analysant les variations d’acidité et les réactions d’oxydoréduction, ce projet contribuera aux avancées en astrochimie, en chimie atmosphérique, ainsi qu’au développement de nouvelles technologies d’analyse.
Rôle clé de la recherche belge sur la scène internationale
Ces projets s’inscrivent dans les efforts de la Belgique pour contribuer à la recherche spatiale ainsi qu’aux progrès scientifiques et technologiques. Selon BELSPO, ils témoignent du savoir-faire et de l’expertise belges. Ils soulignent ainsi le rôle clé de la recherche belge sur la scène internationale.
Le secteur spatial est également un moteur d’innovation et de croissance économique, apportant des bénéfices concrets. Selon BELSPO, cela touche divers domaines tels que la biotechnologie, l’agriculture et la santé.
Le fait que Raphaël Liégeois parte dans l’espace en 2026 est exceptionnel. Cela fait en effet depuis 2009 qu’un Belge n’a pas participé à une mission spatiale, date à laquelle Frank De Winne a effectué son deuxième voyage vers l’ISS.
