Une bourse de l’emploi se tient aujourd’hui dans le centre d’accueil pour réfugiés situé au Linkeroever d’Anvers. Environ 100 allophones issus du centre pour demandeurs d’asile et du quartier se sont inscrits. "Ce n’est peut-être pas un lieu habituel pour organiser un salon de l’emploi, mais dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, tout talent est bienvenu", déclare Bjorn Cuyt, directeur provincial de la VDAB.
Une bourse de l’emploi dans un centre d’accueil à Anvers : 100 candidats pour des postes dans des secteurs en pénurie
"Ils veulent travailler, car cela leur offre peut-être une chance de construire leur vie ici", explique Cuyt. "Mais ils ne trouvent pas toujours les entreprises adéquates et ne connaissent pas bien le marché du travail. Avec la Croix-Rouge, Fedasil et le secteur de l’intérim, nous voulons leur faciliter les choses en les mettant ici directement en contact avec des employeurs."
Les demandeurs d’asile peuvent travailler quatre mois en Belgique après avoir introduit leur demande. "Ils sont souvent très motivés. Beaucoup trouvent d’ailleurs d’eux-mêmes le chemin vers l’emploi, mais des obstacles comme la barrière linguistique, un manque de mobilité ou un retard numérique représentent encore des défis supplémentaires. Ce sont pourtant des personnes qui remplissent toutes les conditions pour travailler ici. Nous attendons une centaine de personnes intéressées. Il s’agit à la fois de résidents du centre d’accueil et d’habitants du quartier qui ne maîtrisent pas encore bien la langue", explique l’un des organisateurs.
Sept entreprises participent à l’événement. "Elles viennent des secteurs du nettoyage, de la construction et de l’industrie — trois domaines figurant dans le top 10 des métiers en pénurie. Le secteur de l’intérim est également présent, pour élargir les perspectives vers d’autres métiers. L’événement a volontairement été organisé à petite échelle afin de favoriser des mises en relation concrètes entre les employeurs et les compétences des participants."
